La situation hydrologique de la France s’est stabilisée

Le 13 juillet 2007 par Diana Semaska
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Après des bilans hydrologiques mitigés depuis le début 2007, celui du 12 juillet est plus positif. Grâce aux pluies du mois de juin, les nappes phréatiques ne seront pas totalement vides comme pouvait le faire craindre la sécheresse hivernale. Néanmoins, la vigilance reste de mise.

«Atypique». C'est le qualificatif employé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'écologie, pour décrire les conditions météorologiques depuis septembre 2006, lors du troisième comité national de suivi de la sécheresse en France. «Nous sommes dans un moment de répit», commente la ministre. «Après le comité de mars, qui était très inquiétant, et celui d'avril qui était plus modéré dans ses prévisions, le constat aujourd'hui est moins alarmant.»

La situation hydrologique s'est stabilisée. «Nous avons été sauvés par les pluies», s'exclame la secrétaire d'Etat. En effet, le mois de juin a globalement vu s'abattre sur la France un très fort excès pluviométrique, ce qui a permis de maintenir les débits des cours d'eau. Mais ces pluies, si elles évitent la vidange des nappes, ne les réalimenteront pas. A cette période de l'année, elles alimentent en effet principalement la végétation,, ou alors elles sont évapo-transpirées. Seuls les Pyrénées orientales, l'Aude, la côte méditerranéenne et l'ouest de la Corse ont eu une pluviométrie inférieure à la normale.

Certaines nappes importantes sont dans un état préoccupant. Celle de Champigny pour le bassin parisien et celle de la vallée du Rhône ont un cycle de recharge annuel et dépendent fortement des pluies hivernales. La nappe de Champigny a atteint son niveau le plus bas depuis 5 ans, ce qui est dû tout à la fois à une consommation trop élevée et à la sécheresse durant l'hiver.

«Nous ne sommes pas en situation de crise nationale, au contraire», assure cependant Nathalie Kosciusko-Morizet, car «seulement 10 départements sont concernés par un arrêté préfectoral limitant certains usages de l'eau». Situés principalement en Ile-de-France et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, ces départements doivent se contenter d'irriguer les terres la nuit. Quant aux barrages et réservoirs de l'ensemble du territoire, ils ont été remplis de façon satisfaisante par les pluies.

Malgré ce répit, le plan de gestion de la rareté de la ressource en eau, mis en oeuvre depuis 2005, ne doit pas être interrompu, a insisté la secrétaire d'Etat. Salutaire, la pluie de juin n'empêchera en effet pas la plupart des bassins ayant subi une sécheresse hivernale de retrouver rapidement des débits «bas à très bas» dès que la sécheresse reviendra, ou en cas d'irrigation.

Nathalie Kosciusko-Morizet a également annoncé la mise en ligne sur internet de l'Ades (portail national d'accès aux données sur les eaux souterraines). Accessible à tout public et regroupant 14,5 millions de données, mesures, analyses, il s'agit d'une base de données vivante concernant les réserves quantitatives des nappes phréatiques, les normes en vigueur et les nouvelles technologies. Un outil pour mieux réguler l'approvisionnement des populations en eau selon les quantités naturelles disponibles. «Il pleut quand on ne l'attend pas, il ne pleut pas quand il faut…Est-ce dû au changement climatique? Difficile à dire… Mais puisque nous savons que le rechargement des nappes phréatiques est un phénomène très long et complexe, nous devons rester vigilants.»




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