La semaine sans pesticides débute jeudi

Le 17 mars 2014 par Romain Loury
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700 événements sont prévus.
700 événements sont prévus.
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La 9ème Semaine pour les alternatives aux pesticides aura lieu de jeudi 20 au dimanche 30 mars, a annoncé lundi l’association Générations futures, qui coordonne l’opération depuis ses débuts en 2006.

Organisées au début du printemps, lors de la reprise des épandages de pesticides, ces journées de sensibilisation du public prennent chaque année plus d’ampleur. Cette année, 700 événements ont pour l’instant été validés, tels que diverses opérations portes ouvertes, visites et balades, ateliers et expositions, dont le  programme est disponible sur http://www.semaine-sans-pesticides.fr/.

Outre ces initiatives locales, cette semaine donnera lieu à d’autres d’ampleur nationale. Parmi celles-ci, l’opération «0% phyto 10% bio», lancée fin février par cinq associations, dont le site présentera, le 20 mars, une carte de France des communes ayant renoncé aux pesticides, une deuxième de celles dont les cantines scolaires se sont tournées vers le bio. Fin février, 900 communes s’étaient déjà fait recenser.

Le 25 mars, une opération d’affichage «Stop aux perturbateurs endocriniens» aura lieu dans un supermarché d’Ile-de-France (qui reste à déterminer, a-t-on appris auprès de Générations futures) afin de sensibiliser les consommateurs aux dangers de ces substances omniprésentes, qui comptent de nombreux pesticides.

11 nouveaux pays cette année

Au-delà de la France, la Semaine pour les alternatives aux pesticides se tient désormais dans 26 pays, dont 11 de plus par rapport à 2013. Parmi les nouveaux venus, trois d’Amérique latine (Mexique, Argentine, Costa Rica), région qui, en tant que grande productrice d’OGM, représente un enjeu fort en matière de pesticides.

Signe de bon augure pour cette semaine, le glyphosate, principe actif du Roundup, vient d’être interdit par les autorités sri-lankaises pour des raisons sanitaires. Et ce sur la base d’une étude suggérant un lien entre cet herbicide, le plus vendu au monde, et la survenue d’insuffisances rénales chez des agriculteurs sri-lankais l’utilisant.

«Pour les scientifiques, le glyphosate en lui-même n’est pas néphrotoxique, mais quand il se combine avec de l’eau dure (riche en calcium) et contenant des métaux tels que le cadmium et l’arsenic, naturellement présent dans le sol ou ajoutée grâce à l’engrais, le glyphosate devient alors extrêmement toxique pour le rein», résume Générations futures, selon qui cette interdiction est une première mondiale.

[1] Générations futures, Agir pour l’environnement, Natureparif, Bioconsom’acteurs et le Collectif citoyen les Engraineurs.



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