La sécurité de l’eau, nouvelle priorité de l’OCDE

Le 03 septembre 2013 par Stéphanie Senet
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Après le passage de Santy, New-York a modifié sa gestion des risques
Après le passage de Santy, New-York a modifié sa gestion des risques

Ce ne sont pas des rapports sur les perspectives de croissance mais sur les politiques de l’eau que vient de publier, le 2 septembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces études invitent les décideurs à déployer des stratégies de gestion des risques afin de prévenir pénuries, inondations et pollutions.

«Les pouvoirs publics ne doivent pas se contenter de réagir aux crises de l’eau, mais évaluer, cibler et gérer les risques à l’avance», résume Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE. Ce rappel n’est pas inutile alors que d’ici 2050, plus de 40% de la population mondiale sera soumise à un stress hydrique prononcé.Soit un milliard de personnes supplémentaires par rapport à aujourd’hui. En outre, 20% des Terriens seront directement exposés à des inondations.

Quel niveau acceptable de risque?

Intitulé «Water security for better lives», le premier opus s’intéresse aux mesures permettant d’assurer une sécurité de l’approvisionnement à l’aune des risques encourus. Cette approche consiste à établir «un niveau acceptable de risque lié à l’eau, en comparant les coûts d’une amélioration de la sécurité aux bénéfices attendus», détaille-t-il. Aujourd’hui, les responsables politiques ont encore trop souvent tendance à attendre une catastrophe avant d’agir, comme l’a récemment montré le cyclone Sandy. Depuis son passage, New York a réévalué sa gestion des risques et investit désormais des milliards de dollars dans la prévention de catastrophes.

Cette publication révèle aussi la diversité de la notion de risque à travers le monde. Contrairement à la Grosse Pomme, des villes comme Shanghai, Londres ou Amsterdam se sont préparées à des événements millénaires.

Parmi les solutions mises en avant par l’OCDE, la tarification de l’eau tient le haut du pavé. Elle a permis de découpler consommation et croissance économique dans presqu’un tiers des pays de l’OCDE au cours des dernières décennies, notent les rédacteurs. Ainsi, la demande des pays de l’OCDE devait passer de 1.000 kilomètres cubes, en 2000, à 900 km3 en 2050. Cette seule baisse sera largement insuffisante pour régler les problèmes de pénurie qui vont se poser dans certaines régions de l’Australie, d’Israël, du Mexique, de l’Espagne et des Etats-Unis. Il faut d’ailleurs noter que pour les pays non membres de l’OCDE, la demande en eau va s’accroître, ce qui annonce une hausse de 55% au niveau mondial de la demande, entre 2000 et 2050.

Changement climatique: du recueil de données aux risques ciblés

Dans sa seconde étude, l’OCDE se focalise sur la gestion de l’eau au regard des conséquences des changements climatiques.

Bonne nouvelle: 32 pays -sur les 34 pointant à l’Organisation parisienne- font de la lutte contre les inondations et/ou les sécheresses une priorité. Mais de là à s’en donner les moyens, c’est une autre histoire. «Les pays sont seulement en train de recueillir des données leur permettant d’étayer leurs décisions pour réduire les risques liés à l’eau. Mais les effets du changement climatique les obligent à en faire davantage, pour mieux les cibler et les gérer plus efficacement», alertent les experts. La pénurie d’eau représente un enjeu majeur pour 23 Etats, et la qualité de l’eau une préoccupation pour 15 pays. 13 membres ont même érigé au rang de priorité la défense des écosystèmes aquatiques.

Tous ont en revanche reconnu que le réchauffement avait d’ores et déjà des conséquences néfastes sur leur système d’approvisionnement en eau.

 



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