La santé au travail dans les universités

Le 22 mars 2006 par Claire Avignon
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Dans un article scientifique, deux chercheurs de l’université d’Oxford abordent la problématique de la santé et de la sécurité des travailleurs dans les universités britanniques.

Manipulation de pathogènes, de substances chimiques, d'organismes génétiquement modifiés (OGM), rayonnements, stress, travail avec des animaux, etc. Les risques professionnels dans les universités se caractérisent par leur diversité.«Il est probable que la variété de ces expositions dangereuses nécessite un niveau de réponse en matière de santé au travail plus élevé que dans le cas des industries qui ne font face qu'à un seul type de risque», conclut Kate Vanables, de l'université d'Oxford, dans un article paru dans le numéro de mars de la revue Occupational and environmental medicine. Des risques qui s'avèrent d'autant plus élevés que les sujets sur lesquels les universitaires travaillent sont souvent nouveaux, et donc peu évalués. Or, note l'auteur, «en comparaison avec l'industrie, le travail en université est effectué avec peu de formation et de supervision.»

Une étude du Fonds exécutif pour la santé et la sécurité (1) a montré que les problèmes de santé mentale et les troubles musculosquelettiques (TMS) sont les maladies professionnelles les plus fréquentes dans l'enseignement supérieur, avec respectivement 50% et 30% des diagnostics. Suivent les maladies respiratoires (10%) et les atteintes cutanées (9%). Une autre étude confirme l'importance des problèmes mentaux dans les universités britanniques: selon l'Association des professeurs d'université, 69% d'entre eux trouvent leur emploi stressant, et 50% disent être en proie à une détresse psychologique. La cause la plus importante serait la précarisation du travail dans le secteur de la recherche. Ce problème en entraîne d'autres. En effet, les fonds de recherches provenant désormais de bourses et de contrats de recherche ainsi que de donations caritatives, ils doivent être utilisés pour un projet précis. Les coûts concernant la santé et la sécurité (vêtements de protection, travaux dans les bâtiments, etc.) deviennent secondaires.

Selon les auteurs de l'étude, celle-ci pourrait être généralisée à l'ensemble du monde universitaire qui offre de nombreuses similarités entre les différents pays. En France, toutefois, l'insécurité de l'emploi reste plus limitée.



(1) L'étude a porté sur la santé au travail de 100.000 employés britanniques entre 1998 et 2003 dont 2.496 travaillaient dans l'enseignement supérieur.




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