La salinisation touche 20% des terres irriguées

Le 28 octobre 2014 par Romain Loury
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La vallée de San Joaquin, parmi les plus salinisées au monde
La vallée de San Joaquin, parmi les plus salinisées au monde
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Chaque année, la dégradation des terres, qui affecte 75 pays dans le monde, coûte plus de 27 milliards de dollars, en ne tenant compte que des rendements agricoles, estime une équipe internationale dans la revue Natural Resources Forum.

La salinisation des sols survient dans les pays arides ou semi-arides, lorsque l’irrigation est pratiquée sans système d’évacuation. Les sels contenus dans l’eau s’accumulent au niveau des racines, rendant la culture de plus en plus en difficile. Et en l’absence de pluie, ils ne sont pas lessivés.

Sur les 310 millions d’hectares de terres irriguées que compte la planète, 62 millions (20%) seraient déjà touchés par le phénomène, soit l’équivalent d’une surface grande comme la France, estiment plusieurs chercheurs -canadiens, jordaniens, pakistanais et sri-lankais- dans le Natural Resources Forum.

Parmi les zones les plus affectées, les bassins de la mer d’Aral, la plaine indo-gangétique en Inde, le bassin de l’Indus au Pakistan, celui de la rivière Jaune en Chine, celui de l’Euphrate en Syrie et en Irak, le bassin Murray-Darling en Australie, et la vallée San Joaquin en Californie.

Des coûts directs et indirects

Dans les pays concernés, les pertes sont considérables: en Inde, la salinisation des sols réduirait de 63% le rendement du coton, de 45% celui du riz et de 40% celui du blé! Au niveau mondial, elle aurait coûté 27,3 milliards de dollars (21,4 milliards d’euros) en 2013, contre 12 milliards de dollars (9,4 milliards d’euros) en 1990.

Et ces chiffres ne tiennent compte que des pertes de rendement agricole. La facture pourrait être bien plus «salée» si l’on ajoute les effets collatéraux, tels que «la détérioration des infrastructures (routes, rails, bâtiments), la perte de valeur des fermes au sol dégradé, les coûts sociaux», expliquent les chercheurs.

Selon eux, les solutions consistent à plante des arbres, à labourer plus profondément, à planter des variétés résistantes au sel, et surtout à évacuer  l’eau d’irrigation. «Bien qu’il y ait un coût à investir dans la prévention et la remise en état, il sera bien moins élevé que de laisser les sols continuer à se dégrader», concluent les chercheurs.



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