La saisie de thon rouge réévaluée à 45,5 tonnes

Le 24 août 2017 par Stéphanie Senet
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La cargaison illégale du Vila Do Infante a été repérée à 200 kilomètres au large de Lorient
La cargaison illégale du Vila Do Infante a été repérée à 200 kilomètres au large de Lorient

La saisie, au large de Lorient, de thon rouge pêché illégalement a été revue à la hausse à 45,5 tonnes  selon la préfecture du Morbihan.

Annoncée le 21 août, une première estimation faisait état d’une saisie de 18 tonnes de thon rouge ainsi qu’une suspicion de pêche illégale de requin-taupe commun. Une suspicion confirmée puisque 3,6 tonnes de cette espèce surexploitée (-interdite à la pêche en France mais recherchée sur les marchés espagnol et italien)- ont été récupérées à bord du palangrier battant pavillon portugais.

 

Journal amnésique

«Le patron-pêcheur immatriculé à Sagres [(dans la province de l’Algarve, ndlr]) avait seulement enregistré 17 tonnes de thon obèse dans son journal de pêche alors qu’il s’agissait bien de thon rouge et qu’il n’avait pas d’autorisation spécifique pour cette espèce», affirme Kristell Siret-Jolive, de la Ddirection départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Morbihan.

En France, la pêche non réglementée et non déclarée de thon rouge est passible d’une (faible) amende de 22.500 euros et d’une destruction totale de la cargaison aux frais de l’armateur.

 

Au large de Lorient

Selon le Télégramme, ce navire long de 25 mètres, contrôlé le 16 août à près de 200 kilomètres au large de Lorient dans la zone économique exclusive française, disposait seulement d’autorisations de pêche pour le requin bleu, l’escolier noir, l’espadon et le thon tropical.

 

«Contraire à la pêche durable»

Dans un communiqué, le comité régional des pêches maritimes de Bretagne a annoncé son intention de se constituer partie civile dans l’action engagée au pénal contre le propriétaire du navire. «Cette façon d’exercer est totalement contraire aux règles de la pêche durable et responsable voulues et mises en pratique par les pêcheurs bretons», écrivent-ils.

Selon Jean Piel, du comité des pêches du Morbihan, «cette pratique porte préjudice à l’ensemble de la filière. C’est insupportable en termes d’image. Les pêcheurs professionnels font de nombreux efforts depuis des années en faveur d’une pêche durable».

 

 



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