La Russie ne compte pas limiter ses émissions

Le 30 avril 2008 par Victor Roux-Goeken
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L'après-Kyoto s'annonce de moins en moins ambitieux. Après le Japon, les pays émergents, les Etats-Unis, qui réclament chacun un accord international peu contraignant, la Russie a déclaré lundi 28 avril qu'elle n'acceptera pas la limitation de ses émissions dans le cadre d'un nouvel accord climatique.

«L'énergie ne doit pas être une barrière à notre confort. Notre classe moyenne émergente réclame beaucoup d'énergie et c'est notre travail d'assurer une offre confortable», selon l'officiel russe en charge des obligations liées au protocole, Vsevolod Gavrilov. Pas question donc de limiter les émissions russes de gaz à effet de serre, a-t-il ajouté.

La plupart des anciens pays soviétiques sont dans les clous du protocole de Kyoto grâce à l'effondrement de leur économie lors du passage au capitalisme en 1990. La Russie a «réussi» à réduire ses émissions de 29% en 2005 par rapport aux niveaux de 1990. Son objectif pour 2012 était la stagnation de ses émissions. Une tendance dont s'est accommodé le pays, qui réclame les mêmes objectifs pour le prochain accord climatique international.

L'officiel russe a pointé du doigt le refus américain de limiter ses émissions de CO2 dans un futur proche. Il a aussi indiqué que les investissements étrangers dans le cadre de la mise en oeuvre conjointe (MOC), qui permet à des pays «justes» en quotas de carbone d'aider au développement plus sobre des industries d'un autre pays, avaient permis d'éviter l'émission de 3 milliards de tonnes de CO2.




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