La ruée vers l’uranium menace le Grand canyon

Le 18 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En plus de ses 4 millions de visiteurs annuels, le mythique Grand canyon pourrait bientôt voir arriver toute une armée de prospecteurs. Ce n’est plus l’or qui mobilise désormais les foules de géologues, mais l’uranium. Car, pour son malheur, le sous-sol de la merveille de l’Arizona est riche en minerai uranifère. Ce minerai fut d’ailleurs utilisé, dans les années 1940, pour fabriquer les bombes atomiques du projet Manhattan. Mais petit à petit, les mines furent délaissées.

 

Hélas pour les défenseurs du site classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, les prix de l’uranium ont presque décuplé ces dernières années. Ravivant l’appétit des compagnies minières. 2.215 demandes d’autorisation de prospection ont été déposées depuis 2003 au secrétariat à l’Intérieur, rappelle The Guardian, dont 700 par laseule Vane Minerals.

 

Sa concurrente Denison Mines veut rouvrir plusieurs anciennes mines pour pouvoir fournir le combustible des réacteurs que la Corée du Sud construit dans les Emirats arabes unis.

 

Pour faire face à un tel regain d’intérêt, le gouvernement américain entend assouplir les règles régissant la prospection et l’exploitation de l’uranium dans la zone proche du Grand canyon. Jeudi 17 février, le secrétariat à l’Intérieur a lancé la concertation sur un projet de texte, dont l’une des variantes permettrait de soustraire, pendant une vingtaine d’années, plus de 4.000 kilomètres carrés aux règles de protection du parc national. Les habitants de l’Arizona et de l’Utah concernés ont jusqu’au 10 mars pour faire connaître leur opinion à Washington.



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