La Roumanie veut agir pour le delta du Danube

Le 13 septembre 2011 par Célia Fontaine
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La pêche illégale dans le delta du Danube va être plus sévèrement punie, a annoncé le ministre roumain de l'environnement Laszlo Borbely le 12 septembre, rapporte l’AFP.
 
Situé majoritairement en Roumanie et pour une partie en Ukraine, le delta du Danube est, avec une superficie de 3.446 kilomètres carrés, le deuxième delta européen après celui de la Volga,. Ont été recensés dans cet univers lacustre environ 5.000 espèces d'animaux et de végétaux, et 300 espèces d'oiseaux (pélicans, cormorans, cigognes, qui nichent là en permanence ou y font escale lors des migration). Pour le préserver, 312.440 hectares ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco en 1991.
 
Comme au sein d’autres espaces riches en biodiversité, les braconniers n’hésitent pas à enfreindre les lois pour y prélever des ressources: 5.000 tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans cette zone naturelle protégée, selon des estimations de l'Institut national de recherche sur le delta du Danube, citées par l'organisation de défense de l'environnement «Sauvez le delta».
 
En déplacement dans la région, le ministre roumain de l’environnement a déclaré avoir des «propositions pour mettre fin au braconnage piscicole. En collaboration avec le ministère de l'intérieur, nous allons instaurer une période néfaste pour les braconniers du Delta», précise-t-il dans un communiqué. Pour cela, le contrôle devra être «plus centralisé et plus efficace».
 
De manière plus générale, l’Union européenne a lancé une stratégie pour la région du Danube en décembre 2010 (voir le JDLE). Traversée par des chaînes de montagnes comme les Carpates, les Balkans et une partie des Alpes, la région n’est pas épargnée par les catastrophes environnementales et la pollution. C’est pourquoi les pays riverains doivent agir pour «rétablir et conserver la qualité des eaux, gérer les risques environnementaux, ainsi que préserver la biodiversité, les paysages et la qualité de l’air et des sols».
 
Pendant des années, le delta a été l’exutoire des eaux usées de villes avoisinantes (Braila rejetait à elle seule dans le Danube 1.500 litres à la seconde sans aucun traitement), sans compter l’augmentation de la pollution due aux phosphates et à l’azote à cause de la surexploitation des terres agricoles et du développement de micro-algues qui empêchent l’oxygénation des eaux.


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