La Réunion à l’heure des polémiques

Le 02 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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Alors que le feu poursuit son désastre, Marie-Luce Penchard, la ministre de l’Outre-mer, a justifié, aujourd’hui 2 novembre, l’action du gouvernement pour combattre l’incendie du Parc national de la Réunion, déclarant que des moyens «considérables et adaptés » ont été mis en œuvre.

Le gouvernement français cherche à éteindre la polémique. Depuis la semaine dernière, de nombreux élus locaux se sont élevés pour souligner l’insuffisance des moyens mis en place pour éteindre l’incendie. Discours relayé par  Eva Joly, candidate à l’élection présidentielle de 2012 et Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV (voir JDLE).

 
Plus de 1.000 pompiers sont actuellement mobilisés. Parmi eux, 400 personnes ont été envoyées, en renfort, par la métropole. « Ces moyens en hommes représentent une enveloppe de 2,6 millions d’euros et sont largement supérieurs à l’envoi d’un avion bombardier d’eau, qui n’est que de 500 000 euros », précise Marie-Luce Penchard.
 
Pour combattre les flammes qui ravagent des terrains accidentés et souvent inaccessibles aux véhicules des pompiers, les hommes au sol ont été préférés aux bombardiers d’eau par les experts de la sécurité civile. Cela n’a pas empêché le ministre de l’intérieur d’envoyer, mardi, 2 Dash, malgré l’avis contraire du préfet de la Réunion. Parti de Marignanne, le premier des deux avions doit arriver dans la soirée. Il va rejoindre les 9 hélicoptères déjà présents sur place. L’an passé, un bombardier d’eau du même type avait été envoyé par Paris sur l’île, pour combattre d’importants incendies, mais n’avait pu se montrer très efficace en raison du faible plafond et de la nature de l’incendie (feu d’humus).
 
Selon le dernier bilan de la préfecture, 2.850 hectares ont été détruits par les flammes, huit jours après le départ de l’incendie, le 26 octobre.
 
Les élus du Conseil général ont voté à l’unanimité, aujourd’hui 2 novembre, le versement d’une indemnité pour les agriculteurs touchés par les incendies du Maïdo, a rapporté le Journal de l’île de La Réunion. Le montant de l’enveloppe sera voté lors de la prochaine commission permanente. 21 exploitations, pour l’essentiel bovines, sont concernées. Ce dispositif complètera les aides départementales pour la réhabilitation des retenues d’eau et pour la replantation de prairies.
 
De son côté, la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet lance une expertise sur les mesures de restauration des espèces. L’île compte 232 plantes uniques, ce qui lui a valu un classement en tant que point chaud de la biodiversité par l’Union mondiale pour la nature (UICN). Selon les experts du Parc national de la Réunion, 26 espèces rares sont touchées, dont 16 sont considérées comme très menacées.


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