La reprise des déchets d’activités de soins ralentit en France

Le 14 novembre 2018 par Stéphanie Senet
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Les déchets des patients en auto-traitement doivent être jetés dans une boîte spéciale et rapportés dans un point de collecte
Les déchets des patients en auto-traitement doivent être jetés dans une boîte spéciale et rapportés dans un point de collecte
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La filière de récupération des déchets de soins à risques infectieux (Dasri) montre des signes de faiblesse, selon le bilan publié ce 14 novembre par l’éco-organisme Dastri à l’occasion de la journée mondiale du diabète.

En 2018, 68% des patients en auto-traitement  ont eu recours à la filière des Dasri. Ils se sont donc procuré, en pharmacie, une boîte dédiée à leurs déchets piquants, coupants et tranchants, et l’ont rapportée dans l’un des 18.000 points de collecte présents sur le territoire. C’est pourtant 13% de moins qu’en 2017, déplore l’éco-organisme Dastri, qui met ce laisser-aller sur le compte de l’astreinte. «Le nombre de patients percevant ce geste comme une contrainte s’est accru de 7 points par rapport à 2017», affirme-t-il. Les plus récalcitrants sont les patients n’adhérant pas à une association, qui disposent de moins d’information, ceux de moins de 25 ans et ceux qui souffrent de pathologies de courte durée.

Le geste de tri reste encore plus faible pour les nouveaux dispositifs connectés, contenant des piles et une carte électronique, et les autotests du VIH. Ils ne sont rapportés que dans un cas sur deux.

Résultat: 38% des patients jettent leurs dispositifs médicaux avec les déchets ménagers ou les déchets recyclables, exposant les agents de collecte et de tri à des risques sanitaires.



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