La réparation, tremplin vers le zéro déchet

Le 24 mai 2016 par Stéphanie Senet
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132 ressourceries ont fleuri sur le territoire
132 ressourceries ont fleuri sur le territoire

Dopée par des événements festifs, des ateliers participatifs et des campagnes de publicité, la réparation d’objets usagés connaît un essor dans l’Hexagone.

 

A l’image des «repair days», dont la première édition française se tiendra du 4 au 15 juin, la réparation des vieux objets fait l’objet de nouvelles attentions. Présenté ce 24 mai lors d’une conférence de presse à Paris, cet événement permettra aux habitants de Paris, Nantes, Montpellier et Bordeaux de venir déposer leurs objets à réparer, comme le petit électroménager, les jouets, les textiles…

Collectées dans un «repair truck», ces ressources seront valorisées au sein d’une ‘ressourcerie’, dont le Réseau national est à l’origine de l’événement, aux côtés de Carglass. L’enseigne spécialiste des pare-brise, qui «répare et remplace», comme le chante sa publicité, a décidé pour l’occasion de sensibiliser le grand public aux bienfaits de la réparation automobile par rapport à l’achat d’un produit neuf.

Est-ce le signe d’un changement de comportement? Jusqu’à présent, les citoyens étaient plutôt habitués à voir leur rue occupée par un camion Eco-systèmes, dont la collecte était destinée au recyclage.

 

150.000 réparateurs

«Notre réseau se développe rapidement. Alors qu’il y avait seulement 7 structures en 2000, il existe aujourd’hui 132 ‘ressourceries’, dont les missions sont de collecter, réparer, revendre à petit prix et sensibiliser à l’environnement», explique Nathalie Mayoux, secrétaire générale du Réseau des ressourceries. Autre évolution: l’activité de réparation, jusque-là réservée aux salariés de l’association, est désormais partagée par le grand public, désireux d’apprendre les gestes offrant une seconde vie à leurs objets.

«Le secteur de la réparation représente en France 85.000 entreprises, 150.000 emplois et un chiffre d’affaire de 45 millions d’euros», affirme Anne de Bethencourt, vice-présidente de l’Institut d’économie circulaire, en référence à une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) datant de 2014.

Une limite à cet essor: les acteurs de la réparation ne pourront réparer que ce qui est réparable. Ce qui est loin d'être généralisé. «Un sèche-cheveux, par exemple, est très facile à réparer. Il suffit le plus souvent de changer une résistance. Le hic, c’est qu’on ne peut pas ouvrir le capot en plastique sans détruire l’appareil», pointe Nathalie Mayoux.



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