La réparation laissée au bord de la route

Le 23 avril 2018 par Stéphanie Senet
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Le secteur de la réparation a perdu perdu 3.000 emplois ces dernières années.
Le secteur de la réparation a perdu perdu 3.000 emplois ces dernières années.

 

En berne dans l’Hexagone, le secteur de la réparation est un autre oublié de la feuille de route sur l’économie circulaire (FREC). Le gouvernement oblige seulement les fabricants de produits électriques et électroniques et de meubles à indiquer, à partir de 2020, si les équipements sont réparables.

 

Les associations environnementales réclamaient des mesures fortes pour soutenir un secteur qui perdu 3.000 emplois entre 2010 et 2012 alors qu’il limite la pression des ressources non renouvelables.

Dans une lettre ouverte adressée le 27 mars au Premier ministre, France Nature Environnement, les Amis de la Terre France, Halte à l’obsolescence programmée et Zero Waste France suggéraient d’introduire une TVA à taux réduit pour les chaussures, les vélos et les vêtements et de la généraliser à l’ensemble des produits dès que la directive européenne sur la TVA le permettra. Autres idées: imposer aux fabricants une durée minimale[1] de disponiblité des pièces détachées et la transmission des documents techniques complets et des logiciels à l’ensemble des professionnels.

Porter des lunettes

Finalement, l’heure est à la déception. Si Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé, ce 23 avril, vouloir «orienter la consommation vers des produits plus robustes, qu’on peut réparer plus facilement», l’effort repose encore sur les épaules du consommateur, qui a pourtant bien du mal à comparer les produits selon leur durée de vie. La FREC oblige seulement les fabricants à indiquer, à partir de 2020, si les produits électriques et électroniques ainsi que les meubles sont effectivement réparables.

Impasse sur les pièces détachées

Depuis le 1er mars 2015, la loi Consommation oblige tout fabricant à mentionner sur son produit la disponibilité des pièces détachées, dans le seul cas où cela est possible. Cette obligation n’est pas respectée dans la majorité des cas (60% des magasins), selon une enquête de l’UFC Que Choisir réalisée en 2016.



[1] Durée variable selon les produits

 



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