La région Centre en eaux troubles

Le 29 août 2013 par Stéphanie Senet
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En Eure-et-Loir, les captages sont particulièrement chargés en nitrates et en pesticides
En Eure-et-Loir, les captages sont particulièrement chargés en nitrates et en pesticides

Dans la région Centre, si la qualité de l’eau potable a tendance à s’améliorer, elle reste l’une des plus dégradées de France, selon le bilan de l’Agence régionale de santé (ARS) diffusé le 28 août.

Au niveau bactériologique, près de 7% des unités de distribution (UDI) affichent pour 2012 un taux de non-conformité compris entre 5 et 30%. Ce qui concerne directement 4% de la population. L’ARS explique ce piètre résultat par des dysfonctionnements dans les traitements de désinfection, ainsi que par une eau brute fortement chargée en matière organique ou ayant une importante turbidité.  

L’Eure-et-Loir, champion des nitrates et des pesticides

En matière de nitrates, le bilan pointe aussi de sérieux problèmes. La concentration maximale de 50 milligrammes par litre fixée par la directive-cadre de 1998 a été dépassée dans 5% des unités de distribution. Il faut ajouter 10% d’UDI supplémentaires qui affichent un taux s’en approchant. Ce résultat, qui concerne principalement l’Eure-et-Loir et le Loiret, tient à une utilisation accrue d’engrais et à une production importante d’effluents agricoles ou industriels.

Au chapitre des pesticides, la non-conformité est au rendez-vous dans 8% des UDI. Les substances les plus présentes sur le territoire sont le déséthylatrazine (surtout en Eure-et-Loir) et l’atrazine (Loiret, Indre-et-Loire et Eure-et-Loir).

Pourtant, les robinets de la région Centre sont alimentés à 90% par les nappes souterraines (1), théoriquement de meilleure qualité que les eaux de surface, sur les plans physico-chimique et bactériologique. Mais la surexploitation des captages et la mauvaise conception de certains ouvrages ont provoqué une dégradation continue.

Protection des captages: encore un effort

Les collectivités doivent donc poursuivre l’élaboration des périmètres de protection autour des captages, comme la loi du 3 janvier 1992 les y oblige. Seuls 69% des 1.092 captages sont aujourd’hui protégés, selon les chiffres arrêtés fin décembre 2012. Pour le reste, des procédures sont entamées dans 15% des cas (pour aboutir à une déclaration d’utilité publique), un abandon est déclaré (3%) ou imminent (12%). L’objectif du plan national Santé-environnement d’atteindre 100% de captages protégés en 2010 est encore loin…

(1) 2,2 millions d’habitants sont alimentés par les eaux souterraines pour une population totale de 2,5 M hab



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