La régie de Grenoble prépare sa transition énergétique

Le 13 avril 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Christine Gochard, directrice générale de Gaz et Electricité de Grenoble (GEG)
Christine Gochard, directrice générale de Gaz et Electricité de Grenoble (GEG)
GEG

Productrice et distributrice d’énergies, Gaz et Electricité de Grenoble lance un important programme de développement d’énergies renouvelables. Objectifs: développer l’activité sans accroître le bilan carbone, comme nous le détaille Christine Gochard, sa directrice générale.

On l’oublie parfois. En France, la production et la distribution d’électricité ne sont pas (tout à fait) assurés par des monopoles. Nombre de producteurs ‘indépendants’ challengent EDF pour la production. Et 160 entreprises locales de distribution (ELD) assurent la distribution des électrons sur le territoire d’une agglomération, d’une commune, voire d’un village. Ensemble, ces ELD assurent près de 5% de la distribution d’électricité en France, dans 2.500 collectivités.

gros programme d'énergies renouvelables

Créée il y a plus d’un siècle et demi, Gaz et Electricité de Grenoble (GEG) est l’une des plus importantes de l’Hexagone. Détenue à parts inégales par la ville de Grenoble (50% du capital plus une voix), Engie (42,5%), EDF (4,3%), les salariés (1,2%) et 4 autres actionnaires, la société d’économie mixte (SEM) a présenté, il y a quelques semaines, un important programme de développement, largement focalisé sur les énergies renouvelables.

125 M€ d'investissements

D’ici à 2022, GEG investira 125 millions d’euros[1] pour tripler ses capacités de production. «Notre objectif est vraiment de sécuriser notre sourcing, sans alourdir notre bilan carbone», résume Christine Gochard. L’essentiel du financement se fera par emprunt bancaire. La Caisse des dépôts, par ailleurs actionnaire minoritaire, pourrait également contribuer.

Aujourd’hui, la régie achète la moitié du courant qu’elle distribue. Demain, elle produira suffisamment pour satisfaire les besoins de ses 120.000 clients. Des besoins qui vont sensiblement progresser avec l’intégration, le 1er mars dernier, de 10 nouvelles communes dans le périmètre de la SEM.

Avec ses 11 micro-centrales hydrauliques (25 mégawatts), ses 24 fermes solaires (18 MWc), son parc éolien nordiste (8 MW), ses 14 petites cogénérations et son unité de production de biométhane, GEG injecte 147 gigawattheures par an dans les réseaux d’électricité et de gaz.

Triplement de la production en 4 ans

Dans 4 ans, GEG prévoit de livrer 400 GWh, essentiellement générés par son parc hydroélectrique et de nouvelles éoliennes. «Nous allons développer notre parc hydraulique dans les Alpes et construire de nouvelles fermes éoliennes, en Occitanie, dans les Hauts-de-France et en Nouvelle-Aquitaine», détaille la directrice générale de GEG. Le choix de l’éolien peut surprendre pour ce producteur d’hydroélectricité historique. «Cette activité est très réglementée et, pour nous qui essayons de relocaliser la production, il reste peu d’aménagements possibles dans le massif alpin.»



[1] Pour un chiffre d’affaires annuel de 187 millions d’euros.

 



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