La réforme de la PAC prend beaucoup trop de retard

Le 05 juin 2012 par Geneviève De Lacour
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Dacian Ciolos, commissaire européen à l'agriculture
Dacian Ciolos, commissaire européen à l'agriculture

La Commission européenne redoute que le retard accumulé dans les négociations, en vue d'une réforme de la politique agricole commune (PAC), ne mette en danger son entrée en vigueur prévue en 2014, ce qui risquerait, selon elle, de pénaliser les agriculteurs.

«Nous avons encore la possibilité d'avoir un accord à temps», a souligné Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'agriculture, en marge d'une réunion des ministres européens du secteur à Horsens (Danemark).

Mais les négociations sur cette réforme censée rendre les aides agricoles plus «vertes» et plus équitables s'éternisent entre les 27 Etats membres de l’Union européenne, et n'ont même pas encore commencé avec l'autre co-législateur, le Parlement européen.

C'est pourquoi «nous analysons également les autres scénarios» au cas où la réforme ne pourrait entrer en vigueur comme prévu au 1er janvier 2014, a reconnu le commissaire.

Dans tous les cas, des retards «affecteront les agriculteurs». «Tout retard va en particulier affecter les programmes de développement rural, et risquerait même d'avoir un impact sur les aides directes» aux revenus des agriculteurs, a précisé Dacian Ciolos. Mais, problème, «un accord définitif sur la réforme ne pourra intervenir sans que l'on connaisse le budget» qui lui sera alloué, c'est-à-dire avant que les gouvernements européens ne s'entendent sur le prochain budget pluriannuel de l'UE (2014-2020). «Je vois mal comment les Etats et les eurodéputés peuvent se mettre d'accord sur la redistribution des aides directes sans connaître les montants disponibles», a aussi relevé le commissaire roumain.

Or les 27 sont encore loin d'un accord sur le budget pluriannuel. Ses deux plus grands postes, les aides régionales destinées aux régions déshéritées du continent et les aides agricoles font l'objet d'âpres batailles. Premier bénéficiaire des aides de la PAC, la France s'oppose ainsi sur ce dossier aux partisans d'une nette réduction des dépenses, menés par la Grande-Bretagne.

Chypre, qui prend à compter du 1er juillet la présidence tournante de l'UE pour 6 mois, espère pouvoir parvenir à un accord politique sur ce budget pluriannuel d'ici le mois d'octobre, et un accord final en décembre 2012. Ce scénario très optimiste laisserait encore suffisamment de temps pour s'entendre sur la réforme de la PAC.

 

 

 



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