La recherche s’interroge sur le lien entre plastiques et obésité

Le 15 mai 2008 par Claire Avignon
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Des chercheurs des deux côtés de l'Atlantique sont revenus, lors du congrès européen sur l'obésité (14 au 17 mai), sur l'hypothèse selon laquelle l'exposition des foetus et des nouveau-nés à des plastiques soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens pourrait contribuer au développement de l'obésité. Le bisphénol A (BPA) est particulièrement soupçonné (1). Les scientifiques s'appuient sur plusieurs études sur des souris. Selon Jerry Heindel, de l'Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), «ces informations peuvent changer la manière dont les gens voient et traitent l'obésité. Si ces résultats s'avèrent identiques pour les hommes, il ne s'agira plus de perdre du poids à l'âge adulte, mais de prévenir l'obésité au moment du développement, en réduisant l'exposition aux substances en cause».

Un autre produit étudié par les chercheurs est l'acide perfluorooctanoïque (APFO), un agent utilisé dans les sacs de pop-corn et d'autres emballages alimentaires qui peut migrer en petites quantités vers les aliments. Selon des travaux menés par Suzanne Fenton, de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), les souris exposées à l'état foetal sont anormalement petites à leur naissance, puis en surpoids à l'âge adulte.



(1) Voir l'article du JDLE «BPA: les Américains inquiets, les Européens pas encore»




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