La realpolitik de Barack Obama

Le 07 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Marche-t-il sur les traces de son prédécesseur? ont dû se demander ses partisans. Jeudi 1er avril, le président des Etats-Unis a indiqué que son gouvernement allait autoriser l’exploration gazière et pétrolière au large des côtes américaines. Du moins dans certaines régions: au sud-est, le long des côtes du Delaware, du Maryland, de la Virginie, des Caroline du Nord et du Sud, de la Géorgie et de la Floride. Au nord-ouest, au large de l’Alaska, dans la très froide mer des Tchouktches: une zone déjà bien connue des géologues de Shell et de ConocoPhilips.

 

L’annonce de Barack Obama n’a rien de surprenante. Depuis plus de 20 ans, les administrations américaines essaient de réduire la dépendance au pétrole étranger de l’Hyperpuissance. «Nous possédons moins de 2% des réserves de pétrole, mais nous consommons 20% du pétrole mondial», a résumé le président américain. Durant ses deux mandats, George W. Bush avait tenté d’élargir la superficie des zones ouvertes à la prospection pétrolière et gazière, notamment dans des réserves naturelles de l’Alaska. Sans succès, tant les résistances locales étaient fortes. Gouverneur de la Floride, son propre frère, Jeb Bush s’était opposé à l’idée de voir le littoral du Sunshine State hérissé de lointains derricks.

 

De l’avis de la plupart des observateurs, la démarche du locataire de la Maison blanche est tout sauf anti-environnementale. Alors que les discussions parlementaires sur les propositions de loi Climat-énergie doivent être relancées, le président américain cherche l’appui d’élus des régions qui pourraient bénéficier des royalties du pétrole et du gaz. Sept mois avant les élections de mi-mandat, il entend aussi couper le pied des partisans de Sarah Palin, fervente partisane du forage tous azimuts.

 

Le 44e président des Etats-Unis n’attend rien, en revanche, des sénateurs et des représentants des Etats charbonniers, sourds à toute proposition de régulation des émissions industrielles de CO2. Sans surprise, la directrice générale de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a indiqué, jeudi 1er avril, qu’elle allait durcir les règles d’exploitation des mines de charbon dans le massif des Appalaches. Une mesure qui, si elle entrait en vigueur, pourrait réduire de 50 à 70 millions de tonnes par an la production de charbon faiblement soufré (-15 à -21%).

 

Le discours du président Obama




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