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La rascasse volante inquiète les Etats-Unis

Le 28 mai 2015 par Romain Loury
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Gare à la rascasse volante
Gare à la rascasse volante
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Les Etats-Unis veulent freiner la prolifération de la rascasse volante sur leur littoral atlantique, en particulier la Floride. Outre le fait qu’il est venimeux, ce poisson, qui ne connait pas de prédateurs dans cette région, pourrait ruiner la faune marine, craint l’administration américaine en charge de l’atmosphère et des océans (Noaa).

Originaire de l’Océan indien, la rascasse volante, appellation qui regroupe les espèces Pterois volitans et Pterois miles, a pour la première fois été détectée en 1985 en Floride, dans les eaux de la ville Dania Beach, au nord de Miami. Selon les experts, ce sont des individus issus d’aquariums domestiques, relâchés dans la nature par leur propriétaire, qui auraient trouvé le coin à leur goût.

Depuis 2000, on la trouve très régulièrement sur la côte atlantique des Etats-Unis, de la Caroline du Nord au golfe du Mexique, désormais jusqu’aux Caraïbes et en Amérique centrale. De premières observations ont même été faites en Guadeloupe. «Du fait qu’il s’agit du premier poisson marin connu à s’implanter avec succès dans ces eaux, l’incertitude est grande quant à l’impact qu’il aura sur l’environnement», explique la Noaa.

Sans prédateurs dans la région mais se nourrissant de jeunes poissons, la rascasse «peut réduire les populations locales jusqu’à 80%, rompant ainsi le fragile équilibre écologique des écosystèmes coralliens», ajoute-t-elle. Elle constitue aussi un risque pour les baigneurs, ses nageoires renfermant des épines gorgées d’un venin mortel pour l’homme.

Des «Lionfish Derbies»

A défaut de pouvoir enrayer le problème, le Noaa vient de lancer un plan d’actions pour tenter de le contenir, en particulier dans les aires marines protégées (AMP). Outre l’information du public, les plongeurs se voient ainsi le droit de capturer des rascasses dans des zones où la pêche sous-marine est par ailleurs strictement interdite. La Floride a par ailleurs organisé des évènements du type «Lionfish Derby», au cours desquels les pêcheurs les plus habiles se voient remettre des prix.

Pour la Noaa, la lutte contre la rascasse nécessiterait pas moins de 22 millions de dollars par an, dont 10 millions de dollars pour la recherche, le reste se répartissant entre communication, détection précoce des zones colonisées et l’identification des sites prioritaires.



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