La question du droit d’accès à l’eau remise sur le tapis

Le 23 mars 2009 par Sonia Pignet
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La 5e édition du Forum mondial de l’eau s’est terminée dimanche 22 mars, sur une déclaration des ministres de l’eau. Ils étaient 70, selon les organisateurs, à se rassembler à partir de vendredi après-midi pour mettre au point une déclaration commune. L’exercice s’est révélé compliqué à cause d’un point de blocage soulevé par la France: inclure ou non la notion de «droit à l’eau», qui ne figurait pas dans le projet de déclaration. «Comment parler de droits de l'Homme si on ne parle pas de droit à l'accès à l'eau ? C'est le droit qui conditionne tous les autres», a indiqué Chantal Jouanno à l’AFP.

Le texte initial indiquait que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un «besoin humain fondamental», et non pas un «droit». Si au moins 30 pays ont intégré dans leur constitution cette notion de droit d’accès à l’eau, certains s’y opposent, comme les Etats-Unis, l’Egypte ou le Brésil, avec comme argument que cela pourrait conduire à exiger la gratuité de l’eau.

Finalement, le «droit d’accès à l’eau» n’aura pas été retenu, décevant ainsi nombre d’ONG et plusieurs pays. Le texte se contente d’énumérer un certain nombre d’engagements comme la nécessité d’économiser l’eau, de lutter contre la pollution ou encore de collecter et traiter les eaux usées. «Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n'y a pas plus de mobilisation politique», a regretté Chantal Jouanno.


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