La qualité de l’air de demain se plante aujourd’hui

Le 04 novembre 2016 par Marine Jobert
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Les arbres, un très bon climatiseur.
Les arbres, un très bon climatiseur.
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Les arbres peuvent aider les urbains, chaque jour plus nombreux, à faire face à l’accroissement des températures et à la dégradation de la qualité de l’air. A condition d’investir aujourd’hui.

Planter des arbres aujourd’hui dans les villes, c’est offrir demain à leurs habitants plus de résilience au changement climatique et moins d’exposition à la pollution atmosphérique. C’est l’un des messages du rapport rédigé par Nature Conservancy, consacré aux apports des arbres à la lutte contre la pollution de l’air et pour la résilience face au réchauffement. A l’aide d’images satellites, l’ONG environnementale américaine s’est penchée sur la situation des 245 plus grandes villes du monde, appelées à concentrer plus des deux tiers de la population mondiale d’ici 2050. Or, à l’heure où l’air extérieur est classé comme cancérogène, quels moyens mobiliser pour réduire le nombre de morts prématurées et de vies en mauvaise santé? Les arbres, sans être une solution miracle, constituent un levier efficace, estime l’ONG.

Pièges à particules fines

Evidemment, leurs bienfaits ne dépassent pas les 300 mètres. Mais le bénéfice est grand pour ceux qui résident le long d’artères passantes arborées, car les arbres réduisent les bruits, diminuent l’érosion, et améliorent l’esthétique des lieux. «Les parcs apportent de réels bienfaits à la santé mentale et physique», souligne le rapport. L’évapotranspiration est un élément clé pour le rafraîchissement des villes, où se multiplient les îlots de chaleur, ce qui permet en outre de réduire la facture énergétique gonflée par le recours à la climatisation. Enfin, les arbres sont d’efficaces pièges à polluants, dont les redoutables particules fines.

4 dollars par citadin

Tout en se gardant bien de préciser la densité minimale d’arbres à atteindre, l’ONG a fait ses calculs (assez flous toutefois): «Même un investissement global supplémentaire relativement modeste de 100 millions de dollars investis dans la plantation et l’entretien, concentré dans les villes et leurs banlieues, pourrait améliorer la vie de millions de personnes.» Rapporté au plan individuel, cela représenterait environ 4 dollars (3,6 €) par habitant, qui permettraient de protéger entre 11.000 et 37.000 vies par an des rigueurs de l’été et de l’empoisonnement de l’air.                 

 

 

 



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