La qualité de l’air britannique ne sera pas meilleure avant 2030

Le 11 juillet 2014 par Stéphanie Senet
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Les valeurs-limites de NO2 sont régulièrement dépassées depuis 2010
Les valeurs-limites de NO2 sont régulièrement dépassées depuis 2010

Outre-Manche, les niveaux de dioxyde d’azote (NO2) dépasseront les normes européennes[1] jusqu’en 2030 au minimum, selon les projections publiées le 9 juillet par le département britannique en charge de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra).



[1] Les valeurs-limites pour les émissions de NO2 sont fixées par la directive de 2008 sur la qualité de l’air à 40 µg/m3 de moyenne annuelle et à 200 µg/m3 de moyenne horaire, à ne pas dépasser plus de 18 fois dans l’année.

 

Les Britanniques résidant dans les zones urbaines de Londres, Birmingham et Leeds devront patienter 17 ans pour respirer un air moins pollué. Le département britannique de l’environnement a en effet révisé ses prévisions, estimant que les normes définies par la directive sur la qualité de l’air de 2008 ne seront pas respectées avant au moins 2030 (contre 2020 à 2025 jusque-là). Ils ne sont pas les seuls exposés à une pollution excessive au dioxyde d’azote. L’air de Bristol, Cardiff, Glasgow, Leicester, Liverpool, Nottingham et Sheffield, pour ne citer que quelques exemples, ne sera pas meilleur avant 11 ans.

Les émissions d’oxydes d’azote, surtout issues des véhicules diesel, accentuent les risques de cancer du poumon et d’insuffisance respiratoire et cardiaque, au même titre que les émissions de particules fines. Selon le département britannique de la santé publique, la pollution atmosphérique est responsable de 29.000 morts prématurées par an au Royaume-Uni. Soit plus que l’obésité et l’alcool réunis.

 

Verdict de la CJUE avant la fin de l’année

Outre-Manche, les plafonds européens d’émission de NO2 sont dépassés depuis 2010. C’est pourquoi l’ONG ClientEarth, regroupant des avocats engagés dans la protection de l’environnement, a porté plainte devant la Cour suprême du Royaume-Uni, qui a elle-même renvoyé l’affaire devant la Cour européenne de justice. La décision de la CJUE est attendue d’ici la fin de l’année.

«Ces années supplémentaires représentent des milliers de morts et de personnes gravement malades. Le gouvernement doit agir vite pour réduire le parc des véhicules diesel circulant dans les villes et les villages», alerte Alan Andrews, avocat de ClientEarth.

Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays à dépasser les seuils d’oxydes d’azote. Des concentrations annuelles supérieures à 80 microgrammes par mètre cube sont aussi observées en Allemagne, en France et en Italie.



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