La qualité de l’air autour de l’aéroport CDG s’améliore

Le 11 mars 2009 par Sonia Pignet
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Malgré des conditions météorologiques globalement peu dispersives, la dernière campagne de mesure des taux de dioxyde d’azote et de particules autour de la plate-forme aéroportuaire de Paris Charles-de-Gaulle révèle des résultats en amélioration. Elle s’est déroulée entre décembre 2007 et février 2008 sur une zone de 250 kilomètres carrés autour de l’aéroport. Concernant le dioxyde d’azote, la zone de dépassement du seuil de 40 microgrammes par mètre cube (l’objectif annuel de qualité qui deviendra la valeur limite à ne pas dépasser en 2010) est ainsi 20% plus petite que lors de la campagne de mesures de 2002. Elle concerne tout de même 27 km2 et 80.000 habitants. Cette diminution du taux de dioxyde d’azote s’explique notamment par des réglementations nationales et européennes qui ont permis de réduire les rejets de diverses sources: trafic routier, centrales énergétiques, industries, etc.
Le rapport note également que «l’influence des activités de l’aéroport conduit à un risque de dépassement de l’objectif de qualité annuel sur quelques centaines de mètres au-delà du périmètre de la plate-forme, alors qu’on se situe dans une zone où le risque de dépassement serait nul sans la présence de ces installations». Sans surprise, plus les mesures sont faites dans des lieux éloignés des axes routiers, plus les résultats sont bons.

Concernant les particules, aucune influence des activités portuaires pour ces polluants n’a pu être mise en évidence à l’extérieur de la plate-forme. Pour celles de diamètre inférieur à 10 µm (micromètres), dites PM10, l’objectif annuel de 30 µg/m3 serait respecté sur les trois sites de mesure. Pour les PM2,5 (de diamètre inférieure à 2 µm), une directive européenne adoptée en mai 2008 fixe la valeur cible à 25 µg/m3 en moyenne annuelle à partir de 2010 (qui deviendra la valeur limite en 2012). Cette valeur a été respectée dans l’air ambiant de la zone d’étude. Cependant, le rapport précise que la norme américaine (15 µg/m3) et la recommandation de l’OMS (10 µg/m3) ne sont pas respectées.

A la demande du préfet de l’Ile-de-France, ces travaux vont être complétés et exploités dans le cadre d’une étude de surveillance sanitaire et environnementale à l’échelle régionale, qui sera pilotée par la Cellule interrégionale d’épidémiologie.


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