La qualité de l’air africain promise à une sévère dégradation

Le 12 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'explosion des transports engendrera celle des émissions de polluants.
L'explosion des transports engendrera celle des émissions de polluants.
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Jusqu’à présent, tout va, à peu près, bien. Mais la qualité de l’air d’Afrique risque de se dégrader sévèrement d’ici 2030, estime une équipe de chercheurs franco-ivoirienne.

Dans un article publié le 11 mars par Environmental Research Letters, Catherine Liousse (Laboratoire d'aérologie, CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier) et ses confrères ont modélisé l’évolution des pollutions atmosphériques au-dessus de l’Afrique.

En s’appuyant sur la croissance de la démographie, notamment urbaine, les projections de consommation de combustibles et de carburants, les chercheurs ont réalisé trois scénarios pour 2035.

Jusqu'à la moitié des émissions mondiales

Si aucune mesure n’est prise, indiquent les scientifiques, les émissions africaines de carbone organique pourraient représenter 54% des rejets anthropiques en 2030. Les émissions régionales d’hydrocarbures non méthaniques, de monoxyde de carbone, de suies, d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre représenteraient entre 20 et 30% des émissions mondiales de ces polluants.

Les régions les plus polluées seront concentrées autour des métropoles situées sur les bords du golfe de Guinée, l’Afrique orientale (Kenya et éthiopie, notamment), l’Afrique australe et le Maghreb.

Globalement, en Afrique de l'Ouest, la pollution est principalement due au transport et usage domestique (cuisine), ce dernier étant dominant en Afrique de l'Est. Il faut ajouter les centrales électriques et les industries en Afrique australe. En Afrique du Nord, le transport est pointé du doigt.



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