La production de déchets dangereux en hausse en 2007

Le 01 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Restée stable à 9,6 millions de tonnes entre 2004 et 2006, la production de déchets dangereux a augmenté de 0,35 million de tonnes en 2007, selon un rapport du Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du 30 novembre. Ces quelque 10 millions de tonnes représentent 2% des 446 millions de tonnes de déchets produits par la France.

Un déchet est dangereux s’il est «explosif, hautement inflammable, irritant, nocif, toxique, corrosif, mutagène ou cancérigène», rappelle le service statistique du ministère de l’environnement.

Près de la moitié de ce gisement est suivie par des déclarations administratives couvrant 4.600 établissements. L’industrie en a produit 3,3 millions de tonnes en 2007, en hausse de 0,1 million de tonnes par rapport à l’année passée. Chimie et métallurgie en produisent chacune 1 million de tonnes.

Le tiers de ces déchets est constitué de dépôts et résidus chimiques, avec près de 1 million de tonnes. Sans surprise, les régions industrielles sont les principaux foyers de production des déchets dangereux. Picardie et Haute-Normandie sont à l’origine de 40% des déchets chimiques métropolitains. La région Nord–Pas-de-Calais produit 24% du gisement issu de la métallurgie, la Lorraine 12,5%. La région Rhône-Alpes est la première productrice de déchets issus de la fabrication d’équipements électriques et électroniques.

L’autre moitié du gisement (5,1 millions de tonnes) n’est pas recensée par des déclarations administratives. 2,9 millions de tonnes sont produites par le BTP, 2,1 millions par le secteur tertiaire –dont 0,3 pris en compte par les déclarations administratives– et 0,4 million de tonnes est issu de l’agriculture en 2006.

5,3 millions de tonnes ont été traitées en 2007: 3,1 millions éliminées, dont 37% en centres de stockage, 43% incinérées sans récupération d’énergie et 20% traitées par voie physicochimique ou biologique. 2,2 millions de tonnes sont recyclées ou régénérées. Un léger mieux par rapport à 2006, où 45% des déchets dangereux étaient «valorisés». Le devenir du reste du gisement «est moins bien connu». Certains sont traités dans des filières spécifiques (bâtiment), d’autres ne sont plus dangereux une fois traités (véhicules hors d’usage), et ceux traités en interne sont probablement sous-estimés, indique le SOeS.


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