La prévention des inondations se poursuit

Le 16 février 2007 par Agnès Ginestet
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Le 15 février, la ministre chargée de l’environnement Nelly Olin a présenté 15 nouveaux programmes de prévention des risques liés aux inondations (Papi). Ils s’ajoutent aux 42 déjà retenus en 2003.

Les bassins versants de l'Aude, de la Lys et du Vistre, particulièrement exposés aux risques d'inondation, feront désormais partie du dispositif de suivi national. La loi sur l'eau et les milieux aquatiques adoptée en décembre 2006 a introduit une nouvelle possibilité de financement, à hauteur de 55 millions d'euros par an, des études et travaux de prévention ou de protection dans les communes couvertes par un plan de prévention des risques (1). Dans le cadre des contrats de projets Etat-région, 185 millions d'euros seront consacrés à des actions de prévention des inondations sur la période 2007-2013, hormis les plans Grands fleuves pour lesquels 272 millions sont prévus sur le budget de l'Etat et le fonds Barnier.

Les partenariats entre l'Etat et les collectivités territoriales instaurés dans le cadre des Papi visent à réguler le débit en amont -grâce à la création ou à la restauration des champs d'expansion des crues-, à développer une information préventive, à réduire la vulnérabilité des constructions établies en zone inondable et à développer des maîtres d'ouvrage locaux agissant à l'échelle de bassins versants.

«Ce qui est positif, c'est que le Papi que l'on a signé en janvier dernier s'appuie sur le Papi du Vistre», a déclaré Jean-Marie Filippi, adjoint au maire de la ville de Nîmes, à propos du Papi sur les bassins des cadereaux de Nïmes. Il y a une cohérence entre tous les bassins versants autour de Nîmes». Malgré l'optimisme de l'élu, le cas nîmois est loin de faire l'unanimité. Un rapport de l'Inspection générale de l'environnement (IGE) daté de septembre 2006 -sur le plan de prévention contre les inondations (PPCI) et non pas le Papi- a appelé l'Etat à «cesser d'intervenir pour financer des opérations destinées principalement à ouvrir à l'urbanisation des zones inondables».

Certains intervenants ont souligné le manque, dans certains cas, de solidarité amont-aval au niveau des bassins versants et la nécessité de sensibiliser la société civile à la culture du risque. Satisfaite du bilan des Papi, Nelly Olin a tenu à préciser que les investissements du ministère chargé de l'environnement en matière de prévention des inondations sont passés de 25 millions d'euros en 2001 à plus de 75 millions en 2007. Elle a toutefois émis une remarque concernant le Papi du Lez (Hérault): «Nous réparons là les erreurs d'un passé récent car des pavillons ont été construits en zone inondable. Mais à l'avenir, nous ne réparerons plus de telles erreurs».

A Toulouse, 50.000 personnes résident ou travaillent en zone inondable. Le Papi de la Garonne a ainsi pour objectif de diminuer la vulnérabilité des personnes et des biens, notamment à travers le transfert des digues à la ville de Toulouse et leur remise en état.

La charte de gestion du risque inondation sur les bassins versants de l'Aisne et de l'Oise avait servi de «prototype» aux Papi. Ainsi, à Longueil-Sainte-Marie, un chantier de prévention des inondations correspondant à un investissement de 10 millions d'euros a permis, selon Gérard Seimbille, le président de l'entente Oise-Aisne, une économie de 20 millions d'euros à chaque forte crue.



(1) Article 32 de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques




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