La présidence portugaise de l’UE jugée «pas trop mauvaise»

Le 28 décembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Portugal
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C’est ainsi que le Bureau européen de l’environnement (BEE) qualifie la présidence portugaise de l’Union européenne, de juillet à décembre, en matière d’environnement. Dans son évaluation de la présidence sortante, le BEE estime que le Portugal a été «bon sur le climat et l’eau, mauvais sur les pesticides et le développement durable.»

Conférence de Bali oblige, la présidence portugaise était très attendue par le BEE sur le changement climatique. Elle s'en sort avec un verdit «positif», ayant réussi à faire surmonter leurs divergences aux 27. Le BEE va jusqu'à qualifier de «victoire» la déclaration finale obtenue à l'arraché et la reculade des Etats-Unis… Quant à l'intégration de l'aviation dans le marché du carbone européen, le BEE se félicite que le Conseil soit parvenu à un accord, tout en doutant de l'efficacité de la mesure pour réduire les émissions du secteur aérien.

Sur la qualité de l'air, le BEE reconnaît les efforts produits par la présidence pour promouvoir au sein du Conseil les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de particules fines. Il regrette cependant que le résultat final soit en deçà des valeurs limites recommandées. Sur la future norme Euro VI, qui concerne les émissions des poids lourds et des bus, le BEE regrette l'absence de proposition de la Commission et le manque de volonté politique.

Côté protection des sols et pesticides, le BEE rend un jugement négatif. Sur le premier dossier, il salue l'effort portugais pour avoir fait avancer les négociations, contrairement à l'Allemagne, qui assurait la présidence précédente. Le BEE regrette que la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Autriche aient torpillé la proposition de directive sur la protection des sols. Quant au second dossier, il se désole de l'absence d'objectifs chiffrés de réduction des pesticides et «ne voit pas le travail concret du Portugal sur ce dossier.»

Mais la promotion, par la présidence, de la baisse de 70% de l'usage du mercure dans le monde d'ici 2017, lors d'une conférence en novembre dernier à Bangkok (Thaïlande dans le cadre du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), est saluée. Le BEE juge «globalement positive» la proposition de directive sur la stratégie maritime mais réclame des critères concrets concernant «le bon maintien de l'état environnemental» de la mer. Sur le dossier de l'eau, le BEE estime que le Portugal a permis de faire prendre conscience aux Etats membres de la rareté de la ressource.

Zéro pointé en revanche pour le «développement durable». La présidence portugaise n'a pas été aidée par le fait que la Commission a rendu en retard son rapport d'étape, explique le BEE. Publié le 19 octobre, le dossier n'a pas pu être préparé lors du Conseil Environnement du 30 octobre et n'a donc pas été abordé lors du Conseil du 14 décembre. Il faut donc continuer à faire le «marché de l'environnement, la promotion de l'innovation écologique, réduire l'impact des transports, accélérer la protection de la biodiversité, établir un plan d'action pour la production et la consommation durables, etc.»




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