La présidence allemande en ballotage favorable

Le 04 juillet 2007 par Claire Avignon
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Le 1er janvier 2007, 18 mois avant la France, le pays européen le plus peuplé a pris la tête du Conseil de l’Union européenne, affichant de grandes ambitions en matière de lutte contre le réchauffement climatique. 6 mois plus tard, les ONG font le bilan.

Les objectifs fixés lors du Conseil européen du printemps doivent-ils être considérés comme un succès? Atteindre une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 (par rapport au niveau de 1990), c'est insuffisant pour le Bureau européen de l'environnement (BEE): «Cette cible n'est pas cohérente avec l'objectif à long terme de l'Union de ne pas dépasser un réchauffement de 2°C», estime la fédération d'ONG dans son évaluation de la présidence allemande. Cependant, concède-t-elle, la présidence a réussi à obtenir l'accord des Etats membres pour baisser les rejets carboniques de 30% si les autres pays émetteurs (Etats-Unis, Chine, Inde) s'engageaient aussi à des réductions drastiques. Et ce, «malgré la forte opposition de certains Etats membres», note le BEE.

Succès tout aussi mitigé pour l'objectif d'atteindre 20% d'énergies d'origine renouvelable dans le mix énergétique européen d'ici 2020. Le BEE se dit déçu non seulement de l'objectif en lui-même, pas assez ambitieux à son goût, mais aussi de l'absence de découpage sectoriel (électricité, chauffage et climatisation).

Concernant le délicat dossier des biocarburants pour lequel le Conseil vise provisoirement 10% d'incorporation dans l'essence et le gasoil, le BEE aurait souhaité, une fois n'est pas coutume, une absence d'objectif chiffré: «Avoir un objectif réglementaire pour les biocarburants est mauvais. Cela peut faire échouer les tentatives pour s'assurer que seuls les biocarburants auront de réels bénéfices environnementaux, ne menaceront pas la biodiversité, et auront les mêmes résultats environnementaux qu'utiliser la biomasse pour d'autres formes d'énergie».

Reste à savoir ce que les successeurs à la présidence feront des avancées allemandes. Le Portugal, puis la Slovénie et la France en 2008, ont déjà annoncé que la lutte contre le réchauffement climatique serait une de leur priorité. C'est en effet dans les prochains mois que se décidera l'après-Kyoto.




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