La première zone à basse émission enfin lancée à Paris

Le 28 janvier 2015 par Stéphanie Senet
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Plus de 200 villes européennes ont déjà mis en place ce dispositif
Plus de 200 villes européennes ont déjà mis en place ce dispositif

Après Londres, Lisbonne, Milan, Madrid, Berlin, Amsterdam, Copenhague, Oslo ou Stockholm, la maire de Paris a annoncé, le 27 janvier, que la première zone à basse émission de l’Hexagone verrait le jour dans la capitale le 1er juillet prochain. Un dispositif qui sera précisé le 9 février au Conseil de Paris.

 

«Comme l’ont déjà fait près de 200 villes européennes, nous allons mettre en place une zone à basse émission dont nous allons progressivement interdire l’accès aux véhicules polluants, diesel comme essence», a déclaré Anne Hidalgo au site internet du Monde.

Dès le 1er juillet 2015, l’accès à cette zone sera interdit aux bus, cars et poids lourds les plus polluants (antérieurs au 1er octobre 2001). Un an plus tard, ce sera le cas pour les voitures antérieures au 1er janvier 1997, les camionnettes antérieures au 1er octobre 1997, et les deux-roues antérieurs au 31 mai 2000 (interdiction levée pendant le week-end). Anne Hidalgo compte s’appuyer sur le projet de loi sur la transition énergétique, qui devrait être adopté d’ici la fin de l’année, pour mettre en oeuvre son plan de lutte contre la pollution aux particules fines de la capitale. Entre 2017 et 2020, l'interdiction pourrait être élargie à d'autres véhicules polluants.

 

Paris intra-muros, sauf le périphérique

Les contours de cette zone à basse émission restent à préciser. Faisant l’objet de négociations avec l’Etat, elle devrait couvrir, dans un premier temps, Paris intra-muros, à l’exception du périphérique et des bois de Vincennes et Boulogne. Puis s’étendre au Grand Paris, selon le bon vouloir de l'Etat et des collectivités locales.

L'interdiction parisienne s’accompagnera d’une aide financière à l’acquisition de véhicules propres pour les professionnels (sans doute un crédit à taux préférentiel), qui s’ajoutera à celle de l’Etat. L’édile socialiste a précisé qu’elle comptait réunir au plus vite le secteur bancaire parisien ainsi que les commerçants et les artisans de Paris et de la petite couronne qui devraient bénéficier de cette mesure. Les particuliers se verront quant à eux proposer une subvention pour l’achat d’un vélo ou d’un scooter électrique ainsi que des Pass Navigo (métro) et des forfaits pour Vélib’ et Autolib. Des mesures pour l'heure chiffrées à 5 millions d'euros.

A la sortie du conseil des ministres, Ségolène Royal a par ailleurs confirmé, ce 28 janvier, que le bonus écologique versé lors du remplacement d’un vieux véhicule diesel par une voiture électrique ou hybride serait élevé à 10.000 euros (contre 6.300 € maximum aujourd’hui pour un véhicule diesel de plus de 13 ans échangé contre un véhicule émettant moins de 20 grammes de CO2 par kilomètre).

A plus longue échéance, l’objectif de la mairie de Paris est de supprimer tout véhicule diesel de la capitale en 2020, comme annoncé début décembre, mais aucune base légale ne lui permet aujourd'hui de le faire.

Plus largement, toute agglomération de plus de 250.000 habitants, visée par un plan de protection de l’atmosphère, pourra mettre en place une zone à circulation restreinte dès l’entrée en vigueur de la loi sur la transition énergétique (art. 13), attendue en 2016.



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