La PPL écologiste sur les ondes électromagnétiques bientôt devant les députés

Le 21 janvier 2014 par Marine Jobert
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La niche parlementaire des écologistes aura lieu le 23 janvier.
La niche parlementaire des écologistes aura lieu le 23 janvier.
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Alors que la proposition de loi (PPL) des députés écologistes sur les ondes électromagnétiques fait son retour au Parlement ce 23 janvier, les associations Agir pour l'environnement et Priartém viennent de saisir officiellement la ministre de la santé, Marisol Touraine, afin qu'elle interdise dans les meilleurs délais la commercialisation d'un téléphone portable explicitement destiné aux enfants, vendu sur internet. «Cette nouvelle affaire de vente de portable spécifiquement destiné aux enfants illustre parfaitement la nécessité de renforcer la réglementation française en la matière», estiment les associations, qui entendent bien faire de cet exemple une illustration des béances réglementaires en termes de protection sanitaire des populations. Et ce n’est pas le texte de loi prochainement discuté qui va calmer toutes leurs craintes, d’autant qu’aucune disposition n’est prévue pour protéger les enfants…

 

Car le texte porté par Laurence Abeille «est nettement moins ambitieux», estiment les associations, que celui que la députée écologiste avait défendu en janvier 2013. Lors des débats, la PPL avait été évidée par le gouvernement et raillée par l’opposition lors d’une séance haute en couleurs. Le nouveau texte revient donc, expurgé des dispositions qui dérangeaient le plus, notamment le principe Alara[1], ou le principe de précaution. Il n’est pas non plus prévu de dispositifs allant dans le sens d’une moindre exposition préventive des populations, comme le permettrait une box internet équipée d’un bouton permettant d’activer la Wifi (au lieu qu’il soit allumé par défaut et désactivable par une manipulation fastidieuse via internet), ou un DECT (sans fil) dont la base ne fonctionnerait que lorsqu’on utilise le téléphone. En revanche, les pouvoirs du maire seraient renforcés, «puisque l’opérateur désireux d’implanter une antenne devrait d’abord s’entendre avec l’élu pour pouvoir obtenir l’autorisation de l’Agence nationale des fréquences», explique Etienne Cendrier, de l’association Robin des toits.

 

174 amendements ont été déposés, dont environ 80 provenant de l’opposition. Pas de changements majeurs dans ces textes, annoncent les écologistes. C’est Philippe Martin qui devrait, cette fois-ci, représenter le gouvernement sur les bancs de l’Assemblée. Sa collègue Fleur Pellerin, qui avait fait sensation lors des débats précédents, pourrait le rejoindre, anticipent certains.

 



[1] Alara: «As Low As Reasonably Achievable», (en français «aussi bas que raisonnablement». Principe qui consiste à obliger les opérateurs à exposer les riverains d’antennes à des niveaux aussi bas que possible.

 



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