La PPE peine à convaincre le CNTE

Le 12 septembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Au fait, combien faut-il fermer de réacteurs nucléaires ?
Au fait, combien faut-il fermer de réacteurs nucléaires ?

Le Conseil national de la transition écologique (CNTE) n’est pas ressorti enthousiaste de l’examen du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Décidément, le projet de PPE ne suscite guère l’enthousiasme. Etrillée à la fin du mois d’août par l’Autorité environnementale, la stratégie énergétique à moyen et long terme de la France suscite aussi bien des débats au sein du CNTE.

Le 9 septembre, le ‘parlement’ de la transition écologique examinait le fruit des amours de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC). Dans leur avis, les conseillers estiment que le texte pourrait être amélioré. Par exemple, en ne rejetant pas le captage-stockage géologique de carbone (CSC), sujet abordé par la SNBC.

Gap entre PPE et SNBC

Il pourrait, par exemple, préciser les modalités d’action dans certains domaines, «notamment en matière d’efficacité énergétique, en particulier dans le bâtiment». Une demande qui ne date pas d’hier, pourtant. A cet égard, les conseillers souhaitent que la PPE intègre l’engagement d’une révision «ambitieuse» de la réglementation thermique sur les bâtiments existants.

Des membres du CNTE regrettent aussi l’imprécision des hypothèses et des scénarios retenus. Critique que l’on a déjà pu entendre, lors du débat national sur la transition énergétique. Décidément bien en verve, les conseillers estiment que la PPE n’est pas alignée sur la fameuse stratégie nationale bas carbone, que le JDLE avait présentée en avant-première en juin 2015.

Vous avez dit fiscalité?

Pas toujours explicite, la PPE pèche par son manque de zèle fiscal. Et les conseillers de réclamer «une accélération de la valorisation du carbone dans la contribution climat-énergie, afin notamment dans un contexte de prix bas des énergies fossiles de soutenir les actions de lutte contre la précarité énergétique». A propos de fiscalité, quid des tarifs d’utilisation des réseaux? Ceux-ci financent l’activité des gestionnaires de réseaux (RTE, Enedis, GrDF) et représentent parfois près d’un tiers du montant final de la facture d’énergie. De ces tarifs, la PPE ne souffle mot.

L’unanimité n’est pas toujours au rendez-vous. Quand certains préconisent une fermeture rapide de centrales nucléaires et des chaudières à charbon, d’autres s’alarment d’une possible dégradation de la sécurité d’approvisionnement en électricité. A propos, combien de réacteurs devraient-ils être mis au rebut d’ici 2023, s’interrogent certains conseillers. D’autres proposent d’arrêter la stratégie du recyclage du combustible nucléaire, et notamment la production de Mox.

Peu précise, lacunaire, la PPE est aussi incohérente. La France a fait le choix de réduire sa consommation d’énergies fossiles, tout en développant les infrastructures routières ou aéroportuaires. Cherchez effectivement l’erreur.

 



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