La Post-COP 21, c’est maintenant

Le 16 décembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Rondement menées les politiques climatiques pourraient limiter le réchauffement à 1,8°C.
Rondement menées les politiques climatiques pourraient limiter le réchauffement à 1,8°C.
Climate Interactive

Les premières actions concrètes sont pour bientôt.

Certains embrayent rapidement. A peine l’encre de l’accord de Paris était-elle sèche que certains pays prenaient des engagements. Pas forcément très contraignants, il est vrai. Par la voix de son ministre de l’environnement, l’Allemagne a annoncé, lundi 14 décembre, la publication prochaine de sa nouvelle politique énergétique.

Selon Barbara Hendricks, l’administration Merkel devrait publier un projet de stratégie énergétique pour 2050 avant l’été prochain. Cette suite de l’Energiewende devrait notamment poser les jalons de la sortie du charbon, a indiqué la ministre au cours d’une conférence de presse. L’an passé, les centrales au charbon ont produit 44% du courant consommé outre-Rhin, contre un tiers pour les énergies renouvelables.

1,8°C, c'est possible

Coïncidence, au moment où l’Allemagne faisant sa pré-annonce anti-charbon, le Venezuela (en charge de la rédaction du préambule de l’accord de Paris) publiait, enfin, sa contribution nationale (INDC). La république bolivarienne propose de réduire de 20% ses émissions d’ici à 2030, par rapport à un scénario tendanciel. Elle s’autorise ainsi un accroissement de 250% de ses rejets carbonés entre 1990 et 2030.

Cela range-t-il définitivement l’accord trouvé à l’issue de la COP 21 dans le tiroir des utopies? Pas forcément. Dans une étude, également publiée lundi, Climate Interactive a modélisé les effets des révisions quinquennales des INDC sur les émissions de gaz à effet de serre. Conclusion principale du consultant américain: si tous les pays durcissent régulièrement leur politique climatique[1], le réchauffement peut encore être stabilisé à 1,8°C (par rapport à l’ère pré-industrielle) d’ici la fin du siècle. Pile poil l’objectif visé à Paris.



[1] Dans le scénario proposé, tous les pays développés réduiraient de 80% leurs émissions entre 2005 et 2050. Les pays émergents et en développement plafonnent leurs rejets vers 2025 avant de les abattre de 2%/an jusqu’à 2040, puis de 4%/an par la suite.

 



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