La pollution en Chine, une limite au développement

Le 10 novembre 2006 par Claire Avignon
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Quelques bonnes notes pour un bilan globalement négatif: c’est le résultat d’une enquête de l’OCDE sur la politique environnementale d’un des pays les plus dynamiques économiquement du monde, la Chine.

Le 9 novembre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un premier rapport sur la performance environnementale de la Chine. Le rapport final sera diffusé au printemps 2007.

Dans le domaine de l'eau, la situation demeure «hautement préoccupante», avec des cours d'eau, des lacs et des eaux côtières «sévèrement pollués». A tel point que l'OCDE y voit un «menace majeure pour la santé humaine» qui «pourrait limiter la croissance économique», d'autant plus que la Chine ne dispose que de faibles ressources par habitant (un quart de la moyenne mondiale).

Si des améliorations ont été notées en ce qui concerne les émissions polluantes dans l'atmosphère, certaines villes chinoises restent parmi les plus polluées du monde.

Côté déchets, la Chine a «significativement découplé» la production d'ordures municipales –et celle de déchets industriels dans une moindre mesure- de la croissance économique. Mais les quantités de l'ensemble des déchets restent bien trop importantes au regard des sites qui permettent un traitement et un enfouissement sûrs.

L'OCDE montre que les autorités chinoises ont bien conscience que la croissance économique rapide (10,1% par an en moyenne sur les 15 dernières années) a généré des pressions environnementales très fortes. De nombreuses politiques ont été mises en place pour y remédier, en utilisant des concepts tels qu'une «société harmonieuse» et le «développement scientifique». En avril dernier, trois nouvelles politiques ont été lancées. Les pouvoirs publics ont par ailleurs travaillé avec les ONG pour développer des procédures qui encouragent la participation du public dans l'évaluation de l'impact environnemental.

Toutefois, souligne l'OCDE, «ces efforts ne sont pas suffisants pour faire face aux pressions environnementales.» L'organisme recommande donc de mettre en oeuvre une loi environnementale et des règlements nationaux pour les produits, les centrales énergétiques et les usines, de faire de l'Agence de protection de l'environnement (Sepa) un ministère, et d'utiliser davantage des taxes sur la pollution, des systèmes d'échange, etc.

Pour finir, l'organisme international donne une bonne note à la Chine concernant sa politique internationale, malgré son statut de plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre. «La dernière décennie a vu une augmentation croissante de l'engagement de la Chine avec d'autres pays sur les défis environnementaux», note les auteurs du rapport. Suite à la signature du protocole de Montréal, le pays a ainsi réduit sa consommation de substances appauvrissant la couche d'ozone (Saco) plus que n'importe quel autre pays. Dans le cas du contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux, l'OCDE lui attribue un «leadership» international.




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