La pollution de l’air, plus mortelle qu’on ne le pensait

Le 12 mars 2019 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Paris sous sa chape de pollution
Paris sous sa chape de pollution
VLDT

La pollution de l’air atmosphérique serait responsable de 8,8 millions de décès chaque année à travers le monde, et non de 4,5 millions comme l’estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon une étude publiée dans l’European Heart Journal.

Avec ces estimations, la pollution atmosphérique devient désormais la première cause mondiale de mortalité, devant le tabac, qui cause 7,2 millions de morts par an selon l’OMS. Jusqu’alors, l’organisation onusienne avait, selon les auteurs de cette nouvelle étude, sous-estimé les risques liées à cette pollution, conduisant à sous-évaluer son impact mondial.

790.000 décès annuels en Europe

A partir de ces nouvelles données, Jos Lelieveld, de l’Institut Max Planck de Mayence (Allemagne), et ses collègues déduisent le poids de la pollution atmosphérique en Europe, et plus particulièrement dans l’Union européenne (UE). Là aussi, les chiffres sont revus à la hausse: au lieu d’environ 400.000 morts dans l’Europe, elle serait responsable de 790.000 décès prématurés par an, soit 129 cas annuels pour 100.000 personnes et une espérance de vie abaissée de 2,2 années, et 659.000 décès dans l’UE.

En France, l’espérance de vie abaissée de 1,6 an

Le fardeau est particulièrement élevé dans les pays de l’est (Bulgarie, Croatie, Roumanie, Ukraine), où le surplus annuel de mortalité s’élève à 200 cas pour 100.000 personnes par an. En France, il s’élève à 105 cas pour 100.000 personnes par an, soit une baisse de l’espérance de vie de 1,6 année. Ce qui est mieux que la Pologne (-2,8 ans), l’Allemagne (-2,4 ans) et l’Italie (-1,9 an), mais un peu moins bien que le Royaume-Uni (-1,4 an).

Selon les chercheurs, 40% de ces 790.000 décès prématurés sont liés à des infarctus du myocarde, 8% à des accidents vasculaires cérébraux (AVC), 7% à des cancers du poumon, 7% à des pneumonies, 6% à des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), les 32% restants constituant en diverses autres maladies chroniques.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus