La pollution de l’air enfin connue des Chinois

Le 02 janvier 2013 par Stéphanie Senet
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La pollution de l'air est connue heure par heure depuis le 1er janvier 2013
La pollution de l'air est connue heure par heure depuis le 1er janvier 2013
Crédit: Greenpeace

Les habitants des 74 plus grandes villes de Chine ont entamé l’année avec une bonne nouvelle. Depuis le 1er janvier, ils peuvent enfin connaître, heure par heure, le niveau de la pollution de l’air qu’ils respirent.

Officiellement, 8.600 personnes sont mortes prématurément, en 2012, dans l’Empire du milieu, en raison de la seule pollution aux particules fines, indique une étude publiée par l’université de Pékin et l’association Greenpeace sur les PM 2,5 (particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 2,5 micromètres). Il faut toutefois nuancer ces chiffres au regard de la dernière étude du Lancet qui chiffre à 712.000 les décès dus à la pollution en Inde et en Asie du Sud en 2010 (voir JDLE). Les auteurs estiment aussi que cette pollution représente 1 milliard de dollars (755 M€) de pertes économiques pour les seules villes de Pékin, Shanghai, Canton et Xi’an.

Non seulement, le nouveau système informera les citoyens des niveaux de particules PM 2,5 mais aussi de dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, et d’ozone, selon l’agence de presse Xinhua qui cite le ministre de la protection de l’environnement. Les données seront collectées par 496 stations atmosphériques.

Si Pékin est la première à se plier à cette nouvelle discipline, ses habitants peuvent remercier l’ambassade américaine qui a depuis longtemps ouvert la voie en publiant sur son site, au grand dam des autorités chinoises (voir JDLE), des données sur la pollution aux particules PM 2,5 -souvent contradictoires avec les données officielles. Les Etats-Unis ont d’ailleurs étendu leur programme de mesures aux 5 autres villes disposant d’un consulat américain (Chengdu, Canton, Shanghai, Shenyang, et Hong Kong).

La pollution atmosphérique chinoise est essentiellement due au trafic automobile, qui connaît une hausse exponentielle. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle accroît l’asthme, les problèmes respiratoires, les maladies cardio-vasculaires et les cancers.

La pollution de l’air à Pékin sur le site de l’ambassade américaine :

http://beijing.usembassy-china.org.cn/aqirecent3.html

et sur le site du centre municipal pékinois pour l’environnement (en chinois) :

http://www.bjmemc.com.cn



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