La pollution de l’air en Inde atteint des records

Le 22 janvier 2014 par Marine Jobert
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Delhi dans le smog.
Delhi dans le smog.
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La Chine fait souvent la Une des gazettes pour la déplorable qualité de son air (et de son eau et de son sol également). Mais sa gigantesque voisine, l’Inde, bénéficie d’un traitement médiatique qui ne reflète pas la réalité de la pollution qui accable ses habitants. C’est particulièrement le cas pour la pollution de l’air.

 

Fin décembre 2013, rapporte le service de veille technologique du ministère des affaires étrangères français, la concentration de particules fine d’un diamètre inférieur à 10 microns (PM10) tournait autour de... 700 microgrammes de particules par mètre cube d'air en moyenne. Avec un pic à plus de 1000 à Delhi, le 26 décembre notamment, selon les mesures du Delhi Pollution Control Committee. En 10 ans, la concentration en PM10 dans la capitale a grimpé de 47%, selon le centre pour les sciences de l’environnement.

 

Selon le rapport «Global Burden of Disease 2013» établi par l’organisation mondiale de la santé, la pollution extérieure est la cinquième cause de décès en Inde, après l'hypertension, la pollution intérieure, le tabac, et la malnutrition. En 2010, elle a été à l'origine de 620.000 morts prématurées, contre 100.000 en 2000. En octobre 2013, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé la pollution de l’air extérieur, sur l’ensemble de la planète, comme cancérigène avéré (classe 1).

 

Des 180 villes indiennes dont l'air était mesuré en 2012, seules deux était conformes aux critères de faibles pollutions. Les standards Euro 3 d'émissions des véhicules, mis en place en 2001, sont les plus suivis dans les villes du pays, quand l'Europe en est à la règle Euro 5. En 2002, rappelle La Tribune, le gouvernement indien a pris l'initiative de faire rouler tous les véhicules publics, bus et rickshaw (57% pour ce dernier mode de transport), au gaz naturel comprimé (GNC) ou au pétrole liquéfié. L’amélioration de la qualité de l’air qui en a découlé a vite été effacée par l’accroissement phénoménal du nombre de véhicules en circulation. Entre 2003 et 2013, sur l'ensemble du pays, leur nombre serait passé de 50 à 130 millions. Sur la seule ville de Delhi, 1.400 nouveaux véhicules viennent s'ajouter chaque jour aux 7,5 millions du parc existant (pour une population de 18 millions d'habitants aujourd'hui dans la métropole et 40% de plus sans doute en 2020).

 

 

 

 



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