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La pollution de l’air à l’origine de cancers du sein ?

Le 07 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nombre de maux ont les pollutions de l’air pour origine, notamment celles émises par les véhicules. Mais le tableau sanitaire des rejets de nos voitures pourrait être pire que prévu. Publiée mardi 5 octobre dans Environmental Health Perspectives, une étude canadienne suggère l’existence d’un lien entre la concentration dans l’air d’oxydes d’azote et les cancers du sein.

 

Pour parvenir à un tel résultat, une équipe dirigée par le professeur France Labrèche (université de Montréal) a juxtaposé des cartographies de concentration de dioxyde d’azote (NO2) à Montréal, en 1986 et 1996, avec une carte sur laquelle était reportée les adresses des femmes pour lesquelles un diagnostic de cancer du sein a été établi. Le choix s’est porté sur le dioxyde d’azote, un polluant très majoritairement émis par les pots d’échappement des véhicules routiers et faisant l’objet d’un suivi de longue date par les réseaux de mesure de la qualité de l’air. Dans l’agglomération de Montréal, sa teneur moyenne varie de 5 à 30 parties par milliard (ppb).

 

Surprise : les zones où résident le plus grand nombre de femmes ayant développé un cancer sont celles où les teneurs de NO2 sont les plus importantes. Chaque fois que la concentration de gaz s’accroît de 5 ppb, le risque de développer un cancer du sein augmente de 25 %. Dit autrement, les femmes vivant dans les quartiers les plus pollués courent deux fois plus de risque que celles demeurant dans les zones où l’air est le plus sain.

 

Pour autant, les chercheurs canadiens n’incriminent pas le N0 2. Dans un entretien accordé à Nature, l’un des co-auteurs, Mark Goldberg (université McGill) souligne que ce gaz n’est que l’une des pollutions imputables au trafic. D’autre part, l’étude n’a pas identifié de relation de cause à effet. Il ne s’agit pas non plus d’une étude épidémiologique. Les scientifiques ne savent donc pas quel est le mode de vie des femmes, dans quel environnement elles évoluent. « Pour l’instant, confirme Mark Goldberg, nous ne pouvons pas affirmer que la pollution de l’air provoque le cancer du sein. Nous pouvons juste dire que ce lien est possible et que cela mérite de nouvelles recherches. »



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