La pollution chinoise compense le réchauffement

Le 05 juillet 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il pourrait faire beaucoup plus chaud! Mauvaise boutade en ce début d’été caniculaire? Pas seulement. Dans un article à paraître dans les annales de l’académie des sciences américaine (PNAS), Robert Kaufman montre les «bienfaits» climatiques des émissions de soufre chinoises.
 
Le géographe de l’université de Boston a comparé l’évolution des émissions des centrales à charbon chinoises à la température de surface, entre 1998 et 2007. Or, les deux courbes ne se suivent pas. Entre 1998 et 2007, la consommation de charbon (riche en soufre) des centrales de l’empire du milieu est passée de 1,4 à 2,9 milliards de tonnes par an.
 
Pas étonnant, si l’on se souvient que la capacité installée de centrales thermiques est passée de 10.000 MW à 80.000 MW, durant la même période.
 
Or, la plupart de ces installations n’étaient pas, à l’époque, équipée de systèmes de désulfuration.
 
Conséquence: le secteur électrique chinois ne cesse d’accroître ses émissions de sulfates. Des particules qui ont la particularité de réfléchir vers l’espace une fraction de l’énergie solaire. A une certaine concentration, elles peuvent donc refroidir le climat.
 
Durant les deux années qui ont suivi l’impressionnante éruption du volcan philippin Pinatubo, en 1991, la température moyenne globale a diminué de 0,3°C.
 
Et le même phénomène s’est produit avec les oxydes de soufre chinois. L’effet refroidissant des centrales thermiques a aussi été accru par la faible activité solaire.
 
Malgré le masque de soufre et la faible activité de notre astre, le mercure n’a pas arrêté sa course folle vers les hauteurs du thermomètre. La dernière décennie reste la plus chaude jamais observée depuis qu’existent les services météo.


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