La pollution automobile, cause majeure d’asthme pédiatrique

Le 11 avril 2019 par Romain Loury
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Le NO2, responsable de 13% des cas d'asthme
Le NO2, responsable de 13% des cas d'asthme
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Chaque année, 4 millions d’enfants développent de l’asthme à cause du dioxyde d’azote (NO2) lié à la pollution automobile, révèle une étude publiée mercredi 10 avril dans la revue Lancet Planetary Health.

Jeudi 4 avril, la branche française de l’Unicef[i] tirait la sonnette d’alarme quant à l’impact de la pollution de l’air sur les enfants: en France, plus de trois enfants sur quatre respirent un air trop pollué. En particulier par les oxydes d’azote d’origine automobile, qui favorisent l’asthme.

Pour la première fois au niveau mondial, des chercheurs ont évalué l’impact du NO2 sur l’incidence d’asthme. Pour cela, l’équipe de Susan Anenberg, de la George Washington University (Washington DC), a croisé les données de pollution par le NO2 de 194 pays et de 125 grandes villes avec la population âgée de 1 à 18 ans. Résultat: 4 millions d’enfants développeraient de l’asthme chaque année à cause de ce polluant.

L’Amérique du Sud, la plus touchée

C’est dans les pays andins, en Amérique du Sud, que le fardeau est le plus lourd, avec 340 nouveaux cas pour 100.000 enfants chaque année. Ils sont suivis par l’Amérique du Nord (300 cas pour 100.000 enfants), et l’est de l’Asie, dont la Chine et le Japon, avec 300 cas pour 100.000 enfants par an. Parmi les villes, Lima, capitale du Pérou, arrive en tête, devant Shanghai et Bogota.

En moyenne mondiale, 13% des nouveaux cas d’asthme seraient ainsi imputables au NO2. Au niveau national, ces chiffres dépendent toutefois de la prévalence nationale d’asthme, toutes causes confondues. La Corée du Sud arrive ainsi en tête (31% des cas d’asthme liés au NO2), tandis que la France, avec ses 17%, fait quasiment jeu égal avec la Chine (19%).

A Shanghai, un cas d’asthme sur deux lié au NO2

Shanghai arrive en revanche en tête des villes mondiales, avec 48% des cas d’asthme liés au NO2. Parmi les 10 premières villes, figurent d’ailleurs huit villes chinoises, ainsi que Moscou et Séoul. A Paris, 33% des cas d’asthme pédiatriques sont liés au NO2.

Plus inquiétant, 92% des cas d’asthme liés au NO2 surviennent dans des zones où sa teneur atmosphérique est inférieure à la valeur guide fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de 40 microgrammes par mètre cube (µg/m3), un seuil que les chercheurs estiment trop élevé.



[i] Fonds des Nations unies pour l’enfance

 



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