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La pollution atmosphérique: aussi toxique que le tabagisme passif

Le 22 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plus les enfants habitent près des grands axes plus grands sont les risques.
Plus les enfants habitent près des grands axes plus grands sont les risques.

Le projet Aphekom n’en finit pas de produire des résultats.

Coordonné par l’Institut français de veille sanitaire (InVS), ce programme européen vise à améliorer la connaissance des liens existant entre pollutions atmosphériques et santé. Trois années durant, une soixantaine de scientifiques, basés dans 25 grandes villes européennes, ont affiné l’évaluation des impacts sanitaires des pollutions atmosphériques (d’origine automobile, notamment), déterminé leurs coûts pour la société et évalué les stratégies à mettre en place.

Parmi les premiers résultats: le bilan du non-respect dans les 25 cités (regroupant 39 millions d’habitants) de la valeur-guide préconisée par l’OMS pour les particules fines: 19.000 décès prématurés chaque année, dont 15.000 causés par des maladies cardio-vasculaires. Le respect de cette valeur-guide, expliquent les scientifiques, se traduirait par environ 31,5 milliards d’euros d’économie par an, en diminuant les dépenses de santé, l’absentéisme, et les coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d’espérance de vie.

En cours de publication dans l’European Respiratory Journal, une nouvelle étude du réseau Aphekom devrait, elle aussi, faire parler d’elle.

Coordonnée par Laura Perez (institut suisse tropical et de santé publique), elle évalue l’impact de la pollution atmosphérique chronique dans le déclenchement de l’asthme chronique. Jusqu’à présent, seul le déclenchement des crises d’asthme était étudié.

Réalisée dans 10 des 25 villes du réseau, cette étude a, grosso modo, consisté à conjuguer les données sanitaires à l’évaluation du bruit de fond de pollution et aux lieux d’habitation des enfants asthmatiques.

Conclusion: la pollution atmosphérique est responsable d’un cas d’asthme chronique sur sept (14%) chez les enfants habitant à proximité des grands axes de circulation des 10 villes étudiées. Interrogée par le JDLE, Laura Perez remarque que ce taux est comparable à l’impact, chez les enfants, du tabagisme passif.



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