La piétonisation des berges adoptée par le Conseil de Paris

Le 26 septembre 2016 par Stéphanie Senet
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4,5 hectares rendus aux piétons et aux cyclistes
4,5 hectares rendus aux piétons et aux cyclistes

Alors que les écologistes parisiens la réclament depuis 2001, le Conseil de Paris a finalement adopté, ce 26 septembre, la piétonisation des berges de la rive droite de la Seine.

 

La déclaration de projet de piétonisation définitive a été approuvée par les partis de gauche (PS, PCF, PRG, PG) et les écologistes. Sans surprise, LR et l’UDI ont voté contre, tandis que le MoDem s’est abstenu. «Alors que la pollution atmosphérique tue chaque année 48.000 personnes en France, dont 2.500 à Paris et 6.500 dans la métropole du Grand Paris et qu’elle réduit de deux ans l’espérance de vie des habitants de la métropole, l’amélioration de la qualité de l’air est une préoccupation majeure pour une majorité de Franciliens», affirme-t-elle.

 

4,5 hectares rendus aux piétons et aux cyclistes

Ce projet ferme définitivement à la circulation automobile un tronçon de 3,3 kilomètres de long de la voie Georges Pompidou, compris entre l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) et la sortie du tunnel Henri IV (IVe arrondissement). Ce qui représente 4,5 hectares d’espace, soit l’équivalent de la surface rendue aux piétons sur les berges rive gauche, désormais ouverts aux piétons et aux cyclistes. A noter que l’opération a permis, rive gauche, de réduire les émissions de dioxyde d’azote de 15% en moyenne sur la zone et les niveaux de bruit de 10 décibels (dB) de jour comme de nuit.

La deuxième journée sans voitures organisée par Paris le 25 septembre, a réduit les émissions de dioxyde d’azote de 20 à 35% en moyenne selon Airparif. L’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France a comparé les émissions du 25 septembre dans la zone fermée à la circulation avec celles du dimanche 11 septembre, pour lequel la météo était comparable. «Le dioxyde d’azote est un bon traceur du trafic et de la pollution locale. Il est moins sensible aux transferts de pollution et aux réactions chimiques dans l’atmosphère que l’ozone ou les particules», explique le communiqué publié par Airparif le 25 septembre.

Le texte adopté par le Conseil de Paris reconnaît également l’intérêt général de l’opération, dont le coût d’investissement s’élève à 5,5 millions d’euros et le coût de fonctionnement annuel à 1,5 M€ pour l’entretien des espaces verts, de voierie, des réseaux, etc.

 

Un impact à préciser

La maire de Paris a salué «une décision historique, la fin d’une autoroute urbaine et la reconquête de la Seine». Comme annoncé le 22 août, Anne Hidalgo a décidé de ne pas suivre l’avis négatif rendu le 8 août par la Commission d’enquête. Sur les ondes de RTL, elle a déclaré ce 26 septembre que la piétonisation des berges (effective depuis le 20 juillet) avait déjà provoqué une évaporation de la circulation de l’ordre de 10%. Une réponse directe à ses opposants, principalement à droite et en banlieue, qui crient à la «thrombose» annoncée pour le trafic. La maire de Paris a ajouté que les premières observations réalisées pendant trois semaines avaient montré des allongements de parcours moins importants que prévu, soit 9% le matin et 22% le soir sur les quais hauts et 12% le matin et 3% le soir sur le boulevard Saint-Germain.

L’impact précis de la piétonisation sur le trafic et sur la pollution atmosphérique fera l’objet d’une analyse de la ville de Paris et d’Airparif, à la demande du préfet de police, qui a imposé une expérimentation de 6 mois avant de donner son avis définitif.



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