La peste porcine africaine aux portes de la France

Le 14 septembre 2018 par Romain Loury
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Deux sangliers infectés en Belgique
Deux sangliers infectés en Belgique

Deux sangliers porteurs de la maladie ont été détectés en Belgique, à dix kilomètres de la frontière française, a annoncé jeudi 13 septembre le ministère de l’agriculture. Une véritable menace pour le cheptel français.

A l’origine de fortes mortalités chez les suidés (sangliers, porcs) mais sans danger pour l’homme, la peste porcine africaine était jusqu’alors restreinte à l’est de l’Europe. Détecté sur le sol européen en 2012, le virus s’est d’abord étendu de l’Ukraine à la Russie, avant d’entrer dans l’Union européenne en 2014 (Lituanie, Lettonie, Pologne), puis en 2017 en République tchèque et en Roumanie.

Or sans qu’on sache quel chemin le virus a emprunté, le voici désormais sur le point d’entrer en France, avec deux sangliers infectés détectés dans la commune belge d’Etalle, à dix kilomètres de la frontière. «La confirmation de la présence du virus en Belgique constitue une progression inédite de la maladie qui exige une réponse à la hauteur des enjeux économiques considérables pour les filières agroalimentaires françaises», a déclaré le ministère de l’agriculture dans un communiqué diffusé jeudi.

Un plan d’actions dans quatre départements

Afin d’éviter l’entrée de la peste porcine africaine en France, un plan d’actions contre la maladie a aussitôt été déclenché dans quatre département limitrophes (Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe-et-Moselle), avec la mise en place de mesures de zonage, de restriction de certaines activités comme la chasse, ou encore la surveillance renforcée des élevages et de la faune sauvage. Le plan d’actions prévoit aussi un renforcement des mesures de biosécurité dans les élevages porcins ainsi qu’une surveillance accrue dans les abattoirs.



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