La pêche responsable des Mousquetaires épinglée par le JDP

Le 21 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Pas si responsable que ça.
Pas si responsable que ça.

Le groupement Les Mousquetaires (propriétaire de l'enseigne Intermarché) a été épinglé par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) qui lui demande d'interdire sa publicité pouvant laisser penser qu'il jouerait un rôle «déterminant» dans la préservation des ressources marines.

Saisie par l'association Bloom, qui sensibilise à la protection des écosystèmes marins, l'ARPP avait déclaré cette plainte recevable, en mars, avant d’en confier l’instruction au Jury de déontologie publicitaire (JDP).

La campagne de publicité avait été menée par le groupement Les Mousquetaires, fin 2011, notamment dans les magazines L'Express, Le Point, Marianne, Le Figaro Magazine et Courrier International.

Dans sa décision, rendue publique jeudi 21 juin, le JDP juge que la «plainte est partiellement fondée».

«La publicité relative à l’activité de pêche du groupement Les Mousquetaires, écrit-il, ne respecte pas la recommandation de l’ARPP sur le développement durable, d’une part, en ce qu’elle peut par son libellé, conduire à penser que celui-ci joue un rôle ‘déterminant’ dans le maintien durable de pêche en France.»

Le JDP ajoute que l’auto-label des Mousquetaires ressemble furieusement à celui du Marine Stewardhip Council, l'organisme international de certification des pêches durables et induit «un risque de confusion quant à la signification de ce logo».

En conséquence, le JDP demande à l’ARPP «de prendre toute mesure pour faire cesser cette publicité et qu’elle ne soit pas renouvelée».

Bloom n’a pas été longue à réagir. Dans un communiqué, elle souligne que la décision du Jury de déontologie publicitaire «est une première brèche dans la forteresse de la pêche profonde française, une activité résiduelle, déficitaire et subventionnée, qui concerne principalement Intermarché (et moins d’une dizaine de navires en France au total) mais qui est protégée de façon injustifiable par les pouvoirs publics, dans une collusion public/privé décomplexée».

«Les autres grandes enseignes françaises (Auchan, Carrefour, Casino et Leclerc) ont toutes pris les mesures qui s’imposaient et retiré de la vente un certain nombre d’espèces profondes. Intermarché se retrouve isolé et ne pourra pas éternellement tenir le siège contre la science, surtout si pour protéger leur flotte de pêche, ils sont obligés de trahir la confiance des consommateurs», conclut-elle.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus