La pêche en eaux profondes n’est pas durable

Le 08 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est un véritable cri d’alarme. Dans un article publié, cette semaine, dans Marine Policy, une quinzaine de biologistes marins (dont le Français Daniel Pauly) affirme que la pêche des poissons vivant en eaux profondes n’est pas durable.
 
A grande profondeur, expliquent-ils, la nourriture est rare et le rythme biologique, la reproduction notamment, beaucoup plus lent qu’à proximité de la surface.
 
Espèce phare des grands fonds, l’empereur (Hoplostethus atlanticus) n’est ainsi sexuellement mature qu’à 20 ans. La femelle ne pond pas chaque année. Des rythmes incompatibles avec la surexploitation dont cette espèce, qui n’est connue que depuis une trentaine d’années, fait l’objet.
 
De plus, souligne Selina Heppel (université de l’Etat d’Oregon), la méconnaissance de ces stocks de poissons rend impossible l’établissement de quotas de pêche efficaces.
 
Peu contrôlés, les flottes hauturières sont aussi fortement aidées. Les gouvernements verseraient, chaque année, quelques 162 millions de dollars (115 millions d’euros) aux pêcheurs des grands fonds, estime Rashid Sumaila, de l’université de Colombie britannique.
 
Pas durable pour la faune et coûteuse pour le contribuable.
 

 


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