La pêche au requin est réouverte à La Réunion

Le 15 mai 2013 par Stéphanie Senet
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Modèle australien de drumline
Modèle australien de drumline
Crédit: Ifremer

L’autorisation de chasser le requin, annoncée le 13 mai par le préfet de la Réunion, en réaction à l’attaque d’un surfeur, ne règlera aucun problème, estime l’ONG Sea Shepherd.

L’association a en effet affirmé, ce 15 mai, que la technique choisie était totalement incompatible avec une gestion raisonnée du problème.

Pour rappel, le préfet Jean-Luc Marx a déclaré que des «drumlines», c’est-à-dire des palangres verticales fixes contenant un hameçon et maintenues par une bouée en surface, allaient être posées à titre expérimental dans la baie de Saint-Paul.

Dans une lettre adressée au préfet, l’association assure que la technique n’a pas besoin d’être expérimentée (elle est utilisée depuis des années en Australie et dans certaines régions d’Afrique du Sud) et qu’elle ne réglera pas le problème. «C’est une technique de pêche efficace pour la capture des requins. Les animaux piégés meurent rapidement ou attirent d'autres gros requins sur zone en devenant eux-mêmes des appâts; et jamais son pouvoir répulsif n'a été démontré. La drum line n?a donc rien d?un mystère et n?est en rien novatrice. C?est une technique de pêche totalement incompatible avec la gestion raisonnée de la problématique requin, à l?exception peu probable qu?une surpopulation ou qu?un déséquilibre soient clairement constatés, ce qui à ce jour n?a pas été démontré par les scientifiques», écrit Sea Shepherd.

Pour rappel, cette mesure n’est pas la première du genre sur l’île réunionnaise. La préfecture a en effet lancé, en septembre 2012, une campagne de prélèvements visant 10 requins-bouledogues (Carcharhinus leucas) et 10 requins-tigres Galeocerdo cuvier), des espèces pourtant classées comme «quasi-menacées» sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), et qui remplissent un rôle vital dans l’écosystème marin.

L’opération a été menée sous le prétexte de préciser la présence d’une toxine alimentaire, la «ciguatéra», qui n’aurait pourtant touché qu’une dizaine d’individus en 2012, en raison de la consommation de poissons importés sur l’île.

 



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