La Nouvelle-Zélande pas si verte que ça…

Le 23 avril 2007 par Agnès Ginestet
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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un document sur les performances environnementales de la Nouvelle-Zélande. Au vu de l’évolution plus ou moins positive de la situation depuis la publication du dernier rapport en 1996, 38 propositions ont été formulées, notamment en matière de gestion de déchets, d’eau et de biodiversité.

On imagine aisément la beauté des collines verdoyantes, des forêts primaires et des côtes sauvages. Mais la Nouvelle-Zélande doit bel et bien faire face, comme tout autre pays, à divers problèmes environnementaux. «Derrière notre façade propre et verte, l'OCDE a trouvé des plaies purulentes», va même jusqu'à écrire un journaliste du New Zealand Herald. Selon les auteurs du rapport, le pays devrait renforcer l'application des mesures politiques, en particulier des normes environnementales nationales, augmenter l'intégration des préoccupations environnementales dans les décisions économiques et sectorielles, et davantage développer la coopération à l'international.

Premier constat: les dépenses du pays dans le domaine de l'environnement ont augmenté ces dernières années, même si elles demeurent faibles (moins de 1% du produit national brut). Des améliorations ont été observées dans le domaine de l'eau. Par exemple, le pourcentage de personnes ayant accès à de l'eau potable répondant aux normes sanitaires en vigueur est passé de 50% en 1994 à 83% en 2004. La qualité de l'eau des rivières et des lacs dans les régions dominées par l'élevage de moutons est cependant en baisse. Les auteurs du rapport recommandent notamment la publication de lignes directrices concernant la qualité de l'eau douce, la définition de normes nationales sur les sources d'eau potable et l'internalisation des coûts liés aux effluents agricoles. Car pour l'instant, la demande accrue en eau pour l'irrigation et la consommation domestique se fait selon le modèle: «premier arrivé, premier servi».

En matière de gestion des déchets, une amélioration de la prise en compte du recyclage a été observée dans les municipalités. En 2004, 75% d'entre elles fournissaient des conteneurs appropriés, contre 20% en 1996. Mais la production des ordures ménagères augmente. Le rapport suggère donc de renforcer le cadre réglementaire pour favoriser la récupération et le recyclage, en s'appuyant sur le principe de la responsabilité élargie du producteur.

La Nouvelle-Zélande abrite par ailleurs une biodiversité très riche. 90% des insectes et des mollusques marins, et un quart des espèces d'oiseaux sont endémiques. Depuis 1996, des zones protégées ont été développées, qui atteignent 32% de la surface du territoire terrestre et 7,5% du maritime. Ces pourcentages sont, selon le rapport, significativement supérieurs à ceux de la plupart des autres pays de l'OCDE. Celle-ci recommande toutefois d'améliorer le contrôle des pressions exercées sur les écosystèmes et la biodiversité, à la fois dans et en-dehors des zones protégées, et de mettre en place des mesures pour limiter les conséquences de l'augmentation du nombre de touristes dans certains parcs nationaux et zones de conservation.

(1) «OECD environmental performance reviews: New Zealand»




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