La nouvelle politique d’Obama

Le 31 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans un discours prononcé devant les étudiants de l’université Georgetown de Washington, le président américain a fixé mercredi 30 mars l'objectif de réduire d'un tiers les importations de pétrole brut en une décennie.

«Aujourd'hui, je fixe un nouvel objectif, qui est raisonnable, possible et nécessaire. Lorsque j'ai été élu à ce poste, les Etats-Unis importaient 11 millions de barils de pétrole par jour. Dans un peu plus de 10 ans, nous aurons réduit ce montant d'un tiers», a promis Barack Obama.

Au moment où les cours du brut sont à leurs niveaux les plus élevés depuis 2008, le locataire de la Maison blanche a dit comprendre la détresse des consommateurs face aux prix à la pompe et, dans une attaque contre ses adversaires républicains, il a souligné qu'il n'y avait «pas de solution immédiate» à la vulnérabilité des Etats-Unis vis-à-vis des fluctuations des cours du brut.

Barack Obama, en rappelant que les Etats-Unis consomment 25% du brut mondial mais ne possèdent que 2% des réserves prouvées, a souligné qu'ils continueraient à importer des produits pétroliers.

Mais plutôt que de citer l'Arabie saoudite et le Venezuela, deux pays exportateurs avec lesquels Washington entretient des relations complexes voire conflictuelles, il a évoqué des «voisins» stables comme le Canada, le Mexique et le Brésil.

Lors de son voyage dans ce dernier pays il y a 10 jours, Barack Obama avait dit que les Etats-Unis étaient prêts à devenir parmi les plus importants clients du pétrole brésilien une fois que Brasilia commencerait à exploiter à grande échelle les réserves récemment découvertes au large de ses côtes.

Le président a aussi mis l'accent sur une augmentation de la production de brut aux Etats-Unis, encourageant les compagnies pétrolières détenant des concessions à les développer rapidement. Il a toutefois insisté sur la nécessité d'extraire ces réserves en toute sécurité, rappelant le cuisant souvenir de la marée noire du printemps 2010 dans le golfe du Mexique.

Il a également défendu le «potentiel énorme» du gaz naturel, conventionnel ou non, dont les Etats-Unis possèdent des réserves établies d'un siècle, selon lui, et les agrocarburants.

Le président n'a pas passé sous silence l'énergie nucléaire, près de trois semaines après le séisme et le tsunami qui ont gravement endommagé plusieurs réacteurs nucléaires et provoqué des fuites radioactives au Japon. «Les Etats-Unis obtiennent 1/5e de leur électricité du nucléaire (...) mais je suis déterminé à faire en sorte qu'elle soit sûre», a-t-il affirmé.

Le 44e président américain a évoqué les économies d'énergie et les normes de consommation des véhicules mises en place par son administration depuis deux ans, alors que de nouveaux objectifs doivent être dévoilés en septembre pour les 15 ans à venir.

Barack Obama, sur la plupart de ces dossiers et en particulier les investissements dans la recherche, va devoir trouver un terrain d'entente avec ses adversaires républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants et disposent d'une minorité de blocage au Sénat.

Le chef de l'opposition dans cette dernière assemblée, Mitch McConnell, a remarqué que «les Américains devraient pouvoir espérer des actes immédiats» face aux prix de l'énergie. «Et tout ce qu'ils obtiennent des démocrates, ce sont de belles images d'un avenir très distant», a critiqué ce responsable.

S’attendant à ce genre de remarque, Barack Obama a rappelé que tous les présidents américains, depuis Richard Nixon, avaient fait de l’indépendance énergétique l’un des piliers de leur politique.

 



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