La Nouvelle-Orléans face à la pollution

Le 08 septembre 2005 par Claire Avignon
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Le 6 septembre, les autorités publiques ont commencé à pomper l'eau qui a envahi 80% de la Nouvelle-Orléans. L'opération devrait durer plus de 80 jours.

Selon l'AFP, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (dont l'acronyme anglais est CDC) a annoncé la mort de 5 personnes ayant contracté une maladie bactérienne au contact de l'eau insalubre apportée par Katrina. De son côté Reuters fait état de 3 morts. Le 6 septembre, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) et le ministère américain chargé de la santé ont alerté la population locale des risques sanitaires liés à l'exposition aux eaux de crues.

Des risques dus aux cadavres d'hommes et d'animaux qui n'ont pas été évacués, mais aussi aux nombreux polluants (bactéries, carburants, pesticides, produits ménagers etc.) provenant des 9 raffineries, des 200 usines de traitement des eaux usées touchées ou encore des habitations inondées (150.000 environ), selon le New York Times. Les premiers résultats des échantillons d'eau prélevés dans la capitale de la Louisiane ont montré des concentrations de la bactérie E.Coli nettement supérieures aux recommandations de l'EPA, ainsi que la présence de composés organiques volatiles (COV), de métaux lourds, de pesticides, d'herbicides, et de polychlorobiphényls (PCB).

Les pouvoirs publics ont expliqué que le filtrage de l'eau, très long et très coûteux, s'avère impossible. Il faut donc pomper l'eau polluée vers le lac de Pontchartrain. Au final, l'eau rejoindra le golfe du Mexique, ce qui devrait permettre la dilution de la pollution. Toutefois, les poissons, huîtres, et crevettes qui font la renommée du golfe du Mexique devraient être impropres à la consommation pour des mois, voire des années. Surtout, cette pollution va s'ajouter aux dégâts produits par Katrina sur les zones humides. Or, ces dernières sont une des lignes de défense de la région contre les futurs ouragans. Ce risque de destruction des zones humides est encore mal évalué par les scientifiques.

Tant que toute l'eau n'aura pas été pompée, ce qui peut durer plus de 80 jours, l'EPA demande aux personnes en contact avec l'eau polluée de se laver les mains avant de boire et de manger, de se laver fréquemment avec un savon désinfectant, d'éviter au maximum les contacts avec l'eau, notamment au niveau d'éventuelles blessures, de signaler leurs symptômes (maux de ventre, de tête, etc.) et de vérifier l'état de leur vaccination.




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