La nouvelle faune de nos rivières est en plastique

Le 19 octobre 2016 par Stéphanie Senet
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Surfrider a mené l'enquête à la façon d'une brigade criminelle
Surfrider a mené l'enquête à la façon d'une brigade criminelle

L’ONG Surfrider a dévoilé, le 18 octobre, les résultats de son enquête ‘Riverine Input’ visant à caractériser les déchets immergés dans les cours d’eau du bassin de l’Adour.

 

Depuis avril 2014, l’association a récolté des déchets, une fois par mois, dans huit zones ciblées[1] de l’Adour et de deux de ses affluents, la Midouze et le Gave de Pau. Résultat de la pêche: 80.000 résidus, avec une densité de 24 objets par mètre carré.

Les équipes de Surfrider ont mis au point leur propre méthode de classification puisqu’aucun modèle n’existait pour les rivières, contrairement au milieu marin. Au total, ils ont listé 140 types de déchets répartis en 13 catégories. Ils n’ont prélevé que des résidus dont la taille dépassait 0,5 centimètre.

 

88% de plastique

 

Leur caractérisation a révélé qu’il s’agissait de plastiques et de polystyrènes à 88%, de métal à 2,9%, de matériel sanitaire et médical à 1,9%, de verre à 1,7% et d’autres matériaux à 6,3%[2].

Le programme est varié. Les coton-tiges flirtent avec les couverts en plastique, les lingettes et les mégots.

Trois sources principales de pollutions ont été identifiées: les incivilités des citoyens, les dysfonctionnements des stations d’épuration (notamment en cas d’épisode pluvieux intense), ainsi que les décharges illégales mais aussi légales. «Nous avons découvert de nombreux écueils en termes de gestion de certaines décharges, possédant pourtant des autorisations en règle», note l’ONG.

Au niveau de l’Hexagone, les déchets des cours d’eau représentent la deuxième source de pollution dans la nature après les routes, selon une étude présentée fin juin par l’association Vacances propres.

 

Alléger notre empreinte plastique

 

L’objectif de l’opération est in fine de montrer le poids de notre ‘empreinte plastique’, et de proposer un régime d’amaigrissement, sans bouteilles d’eau à usage unique, mais avec des contenants et des sacs réutilisables, de la nourriture en vrac, et sans portions individuelles préemballées…

Cette étude devrait être la première d’une longue série. Le prochain épisode est prévu dans le Var.

 



[1] D’environ une centaine de mètres carrés

[2] Parmi les autres déchets: tissu, papier, caoutchouc, céramique, polluants…

 



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