La Nouvelle-Calédonie renforce la protection de la mer de Corail

Le 29 octobre 2018 par Stéphanie Senet
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La mer de Corail abrite le deuxième récif corallien au monde
La mer de Corail abrite le deuxième récif corallien au monde

Le président de Nouvelle-Calédonie Philippe Germain a annoncé, ce 29 octobre, une protection accrue du parc naturel marin de la mer de Corail, à l’occasion de la conférence Our Ocean, qui se tient à Bali (Indonésie) jusqu’au 30 octobre.

Chaque année, la conférence Our Ocean recueille son lot d’engagements en faveur des aires marines protégées (cf. encadré). En ouverture de l’édition 2018, la Nouvelle-Calédonie a promis de mettre sous haute protection 200.000 à 400.000 kilomètres carrés de son parc naturel marin d’ici 2019. Soit près d’un tiers de la zone économique exclusive (ZEE) couverte par ce parc créé en 2014, qui totalise 1,29 million de kilomètres carrés. Une annonce importante puisqu’il abrite le deuxième récif corallien au monde, ainsi que des monts sous-marins, canyons, plaines et fosses abyssales. Les zones visées incluent d’ailleurs des habitats critiques comme la tranchée de subduction des Nouvelles-Hébrides. En août dernier, le gouvernement néo-calédonien avait déjà annoncé une protection accrue de 28.000 km2 d’espaces marins, dont 7.000 km2 en réserves intégrales et 21.000 km2 en réserves naturelles.

Depuis sa création en 2014, la conférence annuelle Our Ocean a vu émerger 12,4 millions de kilomètres carrés d’aires marines protégées, soit 3,4% de la surface marine totale. Ce rendez-vous réunit chaque année des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, et des représentants d’entreprises, d’ONG et d’organisations philanthropiques.

 

Zones de nidification et de reproduction
«Ces zones sont riches en biodiversité marine. En particulier, les îles volcaniques de Walpole, Matthew et Hunter sont des refuges pour les oiseaux de mer migrateurs. Elles abritent la zone de nidification de la Sterne blanche (Gygis alba candida) ainsi que les zones de reproduction cruciales pour la Frégate du Pacifique (Fregata minor), le Phaéton à brins rouges (Phaethon rubricauda), la Sterne fuligineuse (Onychoprion fuscatus) et le Noddi bleu (Procelsterna cerulea)», détaille Christophe Chevillon, directeur du projet Ocean legacy Pew Bartarelli en Nouvelle-Calédonie. Un plan précis de protection doit désormais être élaboré par un comité de gestion piloté par le gouvernement.

 

L’UE ressort son chéquier
De son côté, l’Union européenne a sorti son chéquier à Bali pour annoncer 300 millions d’euros en faveur des océans, et en particulier la lutte contre la pollution plastique (100 M€), la recherche et la surveillance marine (82 M€) et la durabilité de l’économie bleue (18,4 M€). Une contribution qui s’ajoute aux 550 M€ annoncés l’an dernier, lors de la conférence Our Ocean à Malte. Selon un rapport publié le 25 octobre par l’Agence européenne de l’environnement (AEE), l’Europe protège petitement ses océans. Si 10,8% de la surface de ses océans sont couverts par une aire marine protégée, la moitié d’entre elles ne dépassent pas 30 km2. Ce qui reste insuffisant pour assurer la résilience des écosystèmes.
 

La France rejoint l’Engagement mondial de la nouvelle économie des plastiques dévoilé ce 29 octobre à Bali. Objectifs des entreprises signataires: éliminer tous les plastiques problématiques, inutiles ou à usage unique, concrétiser les 100% d’emballages réutilisables, recyclables ou compostables en 2025 et accroître l’intégration de plastiques recyclés dans leurs produits. Plusieurs groupes ont déjà rejoint l’initiative, dont Coca-Cola, Carrefour, Danone, L’Oréal, Nestlé et PepsiCo. Ils représentent 20% des emballages plastiques produits dans le monde selon la Fondation Ellen McArthur.

 



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